Voler l’instant qui me semble unique, Marie Peigneux

Marie Peigneux photographie la rue depuis trois ans, après avoir essayé le portrait et le paysage. Elle travaille au Fuji, un appareil discret que les passants ne remarquent pas et dont elle aime le côté vintage et compact : ce qu’elle cherche dans l’image, c’est un humain, pas forcément de face, une silhouette. Quelques stages en Belgique, puis à Bruxelles et à Londres, lui ont fait comprendre que c’était là ce qu’elle voulait faire. Elle sort le matin ou en fin de journée, quand la lumière est la meilleure, et n’hésite pas à tourner autour d’un sujet jusqu’à trouver la bonne photographie.

On pose les questions à Marie…

Marie Peigneux a découvert la photographie de rue en se baladant, en regardant le quotidien des gens autour d’elle. Elle a pris goût à capturer des instants, des moments, en laissant la vie se dérouler devant elle. Elle avait d’abord essayé le portrait et le paysage ; c’est la rue qui lui a plu le plus, et elle la pratique depuis trois ans.

Quelques stages en Belgique, puis un stage à Bruxelles et à Londres, ont été une évidence : elle a compris que c’était ce qu’elle voulait faire. Elle travaille au Fuji, un appareil discret que les passants ne remarquent pas, et dont elle aime le côté vintage et compact. Ce qu’elle cherche, c’est un humain dans l’image — pas forcément de face, une silhouette.

Elle cite Valou, qui lui a donné ses repères de cadrage, Phil Penman dont elle suit le travail, et Doisneau pour sa façon de photographier les instants de la vie. Le respect compte : elle photographie souvent les gens de dos et montre volontiers l’image à la personne. À Paris, un peintre lui a demandé d’effacer une photographie ; elle l’a fait sans hésiter. Son projet est de retourner à Londres, sa ville favorite.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?

Marie Peigneux : J’ai découvert la photographie de rue en me baladant, en regardant le quotidien des gens autour de moi. J’ai pris goût à capturer des instants, des moments, en laissant la vie des gens se dérouler devant moi.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?

Marie Peigneux : Je pratique la photographie de rue depuis plus ou moins trois ans. J’ai d’abord essayé le portrait, les paysages, mais c’est la photographie de rue qui me plaisait le plus.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?

Marie Peigneux : J’ai suivi quelques stages en Belgique, et un stage à Bruxelles et à Londres, et là c’était une évidence pour moi. J’ai vraiment compris que c’était ce que je voulais faire.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?

Marie Peigneux : Le Fuji est un appareil discret, les gens ne voient pas que je les prends en photo. J’adore son côté vintage et compact.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?

Marie Peigneux : Ce que j’aime, c’est d’avoir un humain dans mes photos, pas spécialement de face, mais une silhouette. Le Fuji, discret et compact, me laisse travailler sans qu’on me remarque.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?

Marie Peigneux : Aller à la pêche, regarder, chercher la lumière et voler l’instant qui me semble unique ou important.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?

Marie Peigneux : Valou m’a donné les astuces pour les cadrages. Phil Penman : je regarde son travail, que je trouve remarquable, mais bon, c’est les États-Unis, on n’a pas toujours les mêmes opportunités en Europe. Doisneau, pour sa façon de prendre en photo les instants de la vie.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?

Marie Peigneux : Lors d’un workshop à Londres, je suis derrière un poteau, cet homme apparaît devant moi et c’était le bon moment. Je n’ai pas hésité, j’ai déclenché, et puis de retour à la maison c’était la surprise : cette photographie était comme je l’espérais.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?

Marie Peigneux : J’ai été confrontée à Paris à un refus. J’ai voulu prendre un peintre en reflet dans les vitrines et il a bondi et a exigé que j’efface la photo. Je l’ai fait sans hésiter. Le respect est important pour moi.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?

Marie Peigneux : Je me baladais dans les rues de Bruxelles et j’ai été abordée par trois jeunes étudiants indiens qui m’ont demandé de tirer leurs portraits. Je ne m’attendais pas à cela.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?

Marie Peigneux : Je prends souvent les gens de dos, leur silhouette, ou à leur insu. S’ils le désirent, je montre la photo et je la partage sur leur adresse mail.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?

Marie Peigneux : J’étais sur une brocante et il y avait un musulman habillé en costume marocain, il était trop beau. J’ai voulu le prendre en photo, mais il m’a fait signe non de la tête. Je lui ai fait un beau sourire et je suis partie en lui faisant un petit signe de la main, sans avoir pris de photo.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?

Marie Peigneux : Regarder, bouger, observer et chercher le bon angle, le bon cadrage et la bonne lumière. Je n’hésite pas à tourner autour d’un sujet pour arriver à trouver la bonne photo.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?

Marie Peigneux : Je sors le matin ou en fin de journée, quand la lumière est la meilleure et pas trop forte. C’est le meilleur moment.

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?

Marie Peigneux : Retourner dans ma ville favorite, Londres, où tout est possible. Londres est une ville cosmopolite, où tout est permis, où l’on rencontre des gens différents. Dans les rues, vous passez inaperçu, les gens sont ouverts. Les rues, les quartiers sont assez différents et on y trouve plein de sujets différents.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?

Marie Peigneux : Pas dans l’immédiat.