Une vision graphique et poétique du banal. Goffredo Crollalanza
Goffredo Crollalanza a été photographe de presse, pour Sipa en France et Wenn à Los Angeles et en Angleterre, avant de découvrir la photographie de rue en 2024, par hasard. Il la pratique depuis un an, souvent aux côtés de son épouse, devenue une passion commune. Ce qu’il cherche, il le dit simplement : montrer une vision graphique et si possible poétique d’une banale réalité.
On pose les questions à Goffredo…
Goffredo Crollalanza a appris la photographie seul, à l’époque de l’argentique, dans un livre trouvé chez ses parents, puis l’a exercée pour des agences de presse. La rue, elle, est venue en 2024. Il y va au Leica M4-2 avec un 35 ou un 50 mm Voigtländer, ou au Canon 5D Mark IV avec un 24 mm, pour le champ qu’il laisse à la composition. Sa photographie, il la veut instinctive, graphique, parfois narrative— et traversée de fantaisie. Alex Webb, Saul Leiter, Alan Schaller et Siegfried Hansen comptent parmi ceux qui l’inspirent.
SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Goffredo Crollalanza : En 2024, par hasard sur Youtube. J’ai ensuite approfondi mes recherches, sur la definition et les plus connus dans l’histoire de la photo.
SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Goffredo Crollalanza : À peu près 1 an , que je sors avec mon épouse de temps en temps pour faire des photos ensemble. C’est devenu une passion en commun.
SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Goffredo Crollalanza : J’ai appris la photo seul grâce à un livre que j’avais trouvé chez mes parents. C’etait l’epoque de l’argentique. J’ai été photographe de Presse pour des agences comme Sipa en France et Wenn à Los Angeles et en Angleterre. Plus maintenant.
SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Goffredo Crollalanza : Leica m4-2 avec un 35 ou 50mm voigtlander ou sinon un canon 5dmark4 avec un 24mm ou un 35mm.
SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Goffredo Crollalanza : Le 35mm a été longtemps mon préféré . Récemment, je me suis porté sur le 24mm. Je pense qu’il me procure plus de champ pour pouvoir composer mes photos.
SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Goffredo Crollalanza : Une photographie de rue instinctive, graphique et si possible narrative, où je cherche à capturer des instants humains, parfois spontanés, parfois construits par la rencontre. Je me considère une personne qui cherche de la fantaisie, à travers mes images.
SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Goffredo Crollalanza : Billy Dihn, Alex Web Saul Leiter Alan Schaller and Eduardo Ortiz. Also, Siegried Hansen is a genius for me in his style, but it is not something I would do.
SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Goffredo Crollalanza : Je trouve que mes photos de rue sont toutes différentes. Cependant, ma tendence est souvent dans la recherche d’une image amusante, plus qu’autre chose. Car, c’est ça que je recherche : Montrer une vision graphique et si possible poétique , d’une banale réalité. Ainsi, mon « scanner » visuel est passé au cote de ce monsieur et j’ai noté son echarpe jaune. En montant, l’escalier ; je me suis souvenu d’une bande jaune manquante. J’ai fait demi-tour et j’ai pris la photo . J’ai pas dit la préférée de tous, mais c’est elle que j’ai imprimé et encadré chez moi.
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Goffredo Crollalanza : Je veux composer des plans plus complexes, comme Alex Webb. Avec des fameuses « layers » (couches) sur mes photos. Je ne fais que commencer.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Goffredo Crollalanza : J’essaie le plus possible d’éviter de rendre évident une identité à moins de lui parler, car dans des cas rares ; je demande. Je cherche surtout à donner un coté pictural.
SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Goffredo Crollalanza : J’ai photographié une personne une fois,elle m’a demandé d’effacer puis je l’ai fait. Pour moi, c’est normal .
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Goffredo Crollalanza : Tout simplement : pro ou pas pro ; regardez les videos sur Youtube. Elles sont ma source pour m’aider à mieux faire. J’ai 40 ans d’experience, mais pas de StreetPhotography.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Goffredo Crollalanza : Aucunes, c’est prétentieux. Juste, comme pour tout : Faites plein de photos et vous regardez celle des années passées avec un nouvel oeil.
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Goffredo Crollalanza : J’aimerai faire mes propres impressions sur papier noir et blanc.
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Goffredo Crollalanza : Pas vraiment. Je pense que quand j’aurai atteint la quantité de photos nécessaires, je serai enfin prêt.


