Une lumière, un décor, une présence humaine. Pierre-Gilles Drevon

Pierre-Gilles Drevon a découvert la photographie de rue essentiellement par les livres, à commencer par « Images à la sauvette ». Il la pratique depuis 2021, date de son départ en retraite. Après avoir appris les bases techniques grâce à des tutoriels, il a surtout suivi des stages avec Jean-Christophe Bechet pour la photo dans la rue et l’editing. Il photographie aujourd’hui avec un Leica Q3. Plutôt que de photographier des gens qui marchent, il cherche d’abord une lumière, puis un décor, et enfin une présence humaine, directe ou indirecte. Frank, Friedlander, Evans, Callahan, Larrain et Bechet l’inspirent.

On pose les questions à Pierre-Gilles…

Des livres de photographie, un Leica Q3 et une première photo prise du toit d’un musée à New York : Pierre-Gilles Drevon raconte sa photographie de rue, entre lumière, décor et présence humaine.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : Essentiellement par les livres. Le 1er acheté étant « Images à la sauvette » (rien d’original) ensuite vinrent la photo humaniste française, la street américaine, anglaise et française (Plossu, Depardon, Bechet, Le Petit-Castel).

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : Depuis 2021, date de mon départ en retraite.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?

Pierre-Gilles Drevon : Les bases techniques grâce à des tutoriels mais surtout des stages avec Jean-Christophe BECHET pour la photo dans la rue et l’editing.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?

Pierre-Gilles Drevon : J’ai débuté avec un FUJI XT3 18-55, 35mm,50mm,90mm (oui oui, même si…) puis FUJI X100V et enfin et surtout LEICA Q3 28

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?

Pierre-Gilles Drevon : Mon Leica, mes sneakers et ma casquette (plus beaucoup de cheveux et c’est embêtant dans le sud)

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : J’ai commencé par de « l’humaniste » mais plutôt mal que bien et ensuite j’en ai eu très vite marre de photographier des gens qui marchent et j’essaie de trouver d’abord une lumière puis un décor et enfin une présence humaine directe ou indirecte dans ce décor.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?

Pierre-Gilles Drevon : Franck, Friedlander, Evans, Callahan, Larrain, Bechet et j’en oublie des tonnes

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?

Pierre-Gilles Drevon : Ma 1ère! Prise à New-York, du toit d’un musée, avec 1 bridge et je ne savais même que c’était de la photo de rue.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : C’est après la photo que mes problèmes commencent, essentiellement au moment de l’editing pour arriver à trouver un lien entre les photos pour créer un carnet avec un thème.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : Rien de vraiment mémorable

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?

Pierre-Gilles Drevon : J’évite le plus possible tout ce qui pourrait poser problème. Je pratique la photo pour avoir du plaisir, pas des ennuis et j’évite toutes les situations désagréables pour les personnes photographiées: après tout, si elles ne veulent pas être photographiées, c’est leur droit.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?

Pierre-Gilles Drevon : 1 fois, une personne est venue se plaindre d’avoir été photographiée alors qu’elle était loin et avec d’autres personnes et comme je n’avais pas du tout envie de me justifier j’ai répondu dans un charabia gloubi glouba anglo-italo-hispanique. Ca m’a bien fait bien marrer et ça l’a épuisée

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : Oublier la technique, prendre du plaisir et ne pas se décourager devant des résultats médiocres

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?

Pierre-Gilles Drevon : Non, j’en cherche sinon changer ses points de vue, trouver des layers, ne pas faire toujours la même chose mais surtout acheter des livres

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?

Pierre-Gilles Drevon : Pas pour le moment, à 72 ans mes projets se dessinent au jour le jour

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?

Pierre-Gilles Drevon : Pas particulièrement, vu mon niveau

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