Stéphania Barthes, une Passionnée de la Photographie de Rue

Dans cette interview exclusive avec Stéphania Barthes, membre éminente de Street Photography France, découvrez son parcours dans l’univers fascinant de la photographie de rue. Stéphania partage ses expériences, ses inspirations et ses conseils précieux pour les photographes en herbe. Elle y aborde ses défis personnels, son équipement de prédilection et ses projets futurs, tout en offrant un aperçu de son style unique et authentique. Cet entretien est un véritable trésor pour tous les amateurs de photographie de rue et ceux qui aspirent à capturer la vie quotidienne à travers l’objectif.

On pose les questions à StéphanIA…

Dans cette interview, Stéphania Barthes partage avec nous son parcours photographique.

 

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Stéphania Barthes : Au fil du temps, en me baladant dans la rue et qu’une chose, un moment décisif ou une action m’interpelle. J’avais toujours cette envie de saisir ce moment à jamais à travers mon objectif. Puis à force d’assister à beaucoup d’expositions sur la photo de rue et voir les clichés sur les réseaux sociaux, j’ai commencé à aimer cette discipline. Ce pourvoir de capturer à jamais l’émotion derrière une scène de rue non permanente est grisant.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Stéphania Barthes : Je dirais, avec plus d’assiduité, que cela fait presque un an depuis que j’ai commencé.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Stéphania Barthes : Même si je me considère plus comme une autodidacte, je fais partie d’une association de club de photographie, Poussières d’Image à Toulouse. Grâce à l’association, je participe à beaucoup d’atelier et de sorties sur divers techniques photographiques dont celle de la photo de rue.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Stéphania Barthes : J’avais un hybride auparavant, un Sony Alpha 6000 en APS-C que j’utilisais souvent avec son objectif, le 55-210 mm et l’objectif 16-50 mm. Maintenant, j’utilise un autre boiter, le XS20 de Fujifilm avec un passe-partout comme objectif, le 18-120 mm. Il faut dire que c’est tout récent, mon cadeau du noël dernier. Et quand je n’ai pas mon fidèle compagnon avec moi, j’utilise de temps en temps également mon smartphone, un Xiaomi 11T.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Stéphania Barthes : À vrai dire, j’en ai deux : mon fidèle compagnon qui est mon appareil photo et ensuite tout simplement mon trépied. Cet accessoire me suit partout dans mes vadrouilles. Étant rotatif à 360°, mon flexible mini-trépied pour appareil photo et smartphone est idéal pour les enregistrements vidéos. Du coup, j’alterne souvent quand je shoote dans la rue : je laisse tourner ma caméra ou smartphone pour capturer en non-stop les passants dans la rue. Je m’amuse à faire des montages vidéos après pour pouvoir se rendre compte de la vie et des émotions qu’émergent d’une scène de rue.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Stéphania Barthes : Mon style en photographie de rue peut être défini comme observateur et capturant des moments spontanés de la vie quotidienne. J’aime saisir les interactions humaines et les expressions authentiques mais aussi les moments insolites.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Stéphania Barthes : Il y a plusieurs photographes de rue qui m’inspirent, notamment Henri Cartier-Bresson que j’ai découvert récemment lors d’une sortie photo de rue avec mon association. Mais j’avoue avoir un faible Elliot Erwitt (qui est plus considéré comme un photographe documentaire) et Vivian Maier. Ils ont tous les deux un point commun qui m’a attiré dans cette discipline : l’émotion derrière une photo en noir et blanc. Même si Vivian Maier était une pionnière pour la photo de rue en couleur, ses photos en noir et blanc démontrent des images époustouflantes de la vie quotidienne. Leurs œuvres me montrent la beauté de l’instantanéité et de l’insolite. Cela m’encourage à chercher des histoires uniques dans mes propres photos de rue.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Stéphania Barthes : J’aimerais partager une de mes photos de rue préférées. C’était lors d’une sortie photo de rue avec mon association d’amateur de photographe. En parcourant la ville, je suis arrivée à ce marché très connu de Toulouse où sur l’une des facades des murs extérieures, on peut voir la photo en noir et blanc (comme je les aime) d’un métier de bouche d’un maraicher. Je me suis mise à attendre là pour voir ce qui pouvait se passer devant ce mur. Mais je ne m’attendais pas à voir arriver et s’adosser contre ce mur, un homme et une femme qui semblaient attendre eux aussi désespérément quelqu’un ou quelque chose. Le côté pailleté et coloré vert du sac de la dame et les lunettes extravagantes toujours de la même couleur du monsieur faisaient un vrai contraste avec le photo en toute simplicité du maraicher.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Stéphania Barthes : L’un des défis auxquels je suis confrontée en pratiquant la photographie de rue est de capturer des moments spontanés sans être intrusif. Je continue à apprendre à être discret et à respecter l’intimité des personnes que je photographie. Mais je dirais que maintenant pour moi, mon plus grand défi quand je suis dans la rue, c’est la patience. Dès fois, on se retrouve dans l’angle d’une rue et on doit attendre ce bon moment, cet instant unique avant de déclencher l’appareil.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Stéphania Barthes : Une expérience mémorable que j’ai vécue en faisant de la photographie de rue était lorsque j’ai je me suis mise carrément allongée au sol, face contre terre pour photographier un homme qui faisait du roller en plein milieu de la place centrale du centre-ville à Toulouse. Tout ça en plein milieu d’un samedi après-midi ensoleillé, l’heure à laquelle, cette place tant côtoyée par les Toulousains était bondée de monde. C’était tout aussi captivant de voir cet homme essayait de faire des figures avec ses rollers au milieu de la foule, mais en même temps, j’étais aussi le centre d’attention des passants ce jour-là : effectivement, c’est tellement rare de voir une personne allonger le ventre au sol pour faire des photos sur une place bondée.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Stéphania Barthes : Même si la rue reste un lieu public, j’évite de photographier des personnes dans des moments vulnérables ou embarrassants sans leur consentement.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Stéphania Barthes : J’ai déjà eu des situations délicates en photographie de rue, notamment lorsque des personnes se sont senties gênées ou méfiantes à l’idée d’être photographiées. Dans ces cas, j’ai toujours respecté leur souhait de ne pas être pris en photo et j’ai cherché à établir une communication ouverte pour dissiper tout malentendu.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Stéphania Barthes : Pour les débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue, je leur conseillerais de pratiquer régulièrement et de ne pas avoir peur de sortir de leur zone de confort. Explorez différents quartiers, observez les gens et cherchez des moments intéressants à capturer.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Stéphania Barthes : Pour développer sa créativité en photographie de rue, je recommande d’étudier le travail des photographes de rue renommés, de participer à des rencontres et des ateliers pour échanger des idées avec d’autres passionnés et d’expérimenter différents styles et techniques. De toute façon, on ne cesse d’apprendre dans la vie. Autant continuer à cultiver son imagination et sa créativité en parcourant la rue.

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Stéphania Barthes : Dans le futur, j’aimerais continuer à explorer différents aspects de la photographie de rue. Je prévois de me lancer dans des projets thématiques (des scènes de rue en noir et blanc ou autre thématique axée toujours sur une émotion) et de participer à des expositions pour partager mes photos avec un public plus large.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Stéphania Barthes : Ayant déjà été sélectionnée à plusieurs reprises l’année dernière pour participer à des expositions dans le département, je reste ouverte à de nouvelles opportunités et collaborations dans le domaine de la photographie de rue ou de documentaire photo. J’espère pouvoir élargir mes horizons et continuer à évoluer.

SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Stéphania Barthes : J’ai rejoint Street Photography France en cherchant une communauté avec laquelle je pouvais partager ma passion pour la photographie de rue. L’appartenance à cette communauté m’a permis de découvrir de nouvelles inspirations.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Stéphania Barthes : Je trouve que la communauté de Street Photography France offre un espace sûr et encourageant pour les photographes de rue de tous niveaux. J’apprécie également la notoriété de cette communauté, ses critiques constructives et ses encouragements.

SPF : Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Stéphania Barthes : Oui, peut-être avoir un rendez-vous mensuel (si ce n’est pas fait déjà) parmi les membres pour se rencontrer dans la région. Je pense que cela renforcerait les liens entre les photographes et favoriserait l’apprentissage mutuel.

 

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