Résultats du concours « Street & Archi »
Pour cette édition, c’est Éric Forey – photographe reconnu et membre d’honneur de Street Photography France – qui nous a fait l’honneur de présider le jury. À travers son regard exigeant et passionné, il a sélectionné 30 photographies marquantes pour la sélection officielle du jury.
Et comme chaque mois, l’équipe éditoriale de Street Photography France a également choisi de mettre en lumière ses coups de cœur, en parallèle de la sélection du jury.
Un grand bravo aux photographes sélectionnés et un immense merci à tous les participants pour vos regards créatifs et inspirants.
Si votre photo ne figure pas parmi les sélectionnées cette fois-ci, ne vous découragez pas : un nouveau concours arrive très bientôt, avec un thème inédit et un nouveau membre d’honneur.
Découvrez dès maintenant la sélection du jury et la sélection éditoriale sur notre site.
« L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière. » – Le Corbusier
For this edition, it was Éric Forey – a renowned photographer and honorary member of Street Photography France – who had the honor of presiding over the jury. With his discerning and passionate eye, he selected 30 striking photographs for the official jury selection.
As every month, the editorial team of Street Photography France also chose to highlight its favorites, alongside the jury’s selection.
Congratulations to all the selected photographers and a heartfelt thank you to all participants for your creative and inspiring visions.
If your photo was not among the selected ones this time, don’t be discouraged: a new contest is coming very soon, with a brand-new theme and a new honorary member.
Discover now the jury selection and the editorial selection on our website.
“Architecture is the learned game, correct and magnificent, of forms assembled in the light.” – Le Corbusier
Le message d’Éric Forey :
Chers photographes et amis de Street photographie France,
Juger plus de 400 photographies pour n’en retenir que 30, c’est un peu comme essayer de choisir ses enfants préférés. Spoiler : c’est impossible, et ça fait mal au cœur.
Le vertige du choix
Soyons honnêtes, j’ai souffert. Le niveau était tellement élevé que j’ai passé beaucoup de temps à hésiter, à revenir en arrière, à me demander si je n’étais pas en train de commettre une injustice. Si j’avais eu le pouvoir d’en sélectionner le double ou le triple, je l’aurais fait sans réfléchir. Mais voilà, un concours impose ses règles, et il a fallu trancher.
Ma boussole : l’émotion avant tout
Face à cette masse d’images remarquables, j’ai dû m’accrocher à quelque chose de viscéral. Quelles photos me parlaient vraiment ? Lesquelles me donnaient envie de m’arrêter, de regarder plus longtemps, de chercher l’histoire cachée derrière ? Certaines images ont ce pouvoir magnétique, cette capacité à créer une connexion immédiate. Ce sont celles-là que j’ai cherché à préserver.
La technique au service de l’intention
Bien sûr, l’émotion seule ne suffit pas. Une photo peut être bouleversante dans l’instant, mais si techniquement elle ne tient pas la route, elle s’effondre à la deuxième lecture. J’ai donc vérifié que chaque image retenue présentait une maîtrise suffisante de la lumière, du cadrage, de la netteté. Pas besoin de perfection académique, mais d’une cohérence entre ce que le photographe voulait dire et la manière dont il l’a dit.
Street et Archi : quand l’humain rencontre le bâti
Et puis il y avait le thème. « Street et Archi », ce n’est pas simplement coller une personne devant un immeuble. C’est capturer cette danse subtile entre l’être humain et l’espace qui l’entoure. Comment un corps se glisse-t-il dans une structure ? Comment une silhouette donne-t-elle soudain sens à une façade anonyme ? Comment l’architecture amplifie-t-elle ou écrase-t-elle la présence humaine ? Les images que j’ai retenues racontent toutes, à leur manière, cette rencontre. Parfois c’est évident, parfois c’est suggéré, mais le lien est toujours là, palpable.
Merci à tous
Ce concours m’a rappelé pourquoi j’aime autant cette discipline. La photographie de rue, c’est cet art de l’instant où tout se joue en une fraction de seconde. Vous avez été nombreux à maîtriser cette alchimie, et je salue chacun d’entre vous pour le niveau que vous avez apporté.
Les 30 photos sélectionnées ne sont pas les meilleures, elles sont simplement celles qui, ce jour-là, avec mon regard à moi, ont réussi à créer cette étincelle particulière.
Bravo à tous les participants.
La sélection de Eric Forey, membre du jury de Septembre
Mention spéciale
Nous avons le plaisir d’annoncer que Eric a choisi la photographie de Nicolas Dietrich pour recevoir une Mention Spéciale.
Félicitations à Nicolas pour cette belle reconnaissance et pour son talent qui a su captiver l’œil d’un maître de la photographie.
Biographie de Nicolas
Nicolas Dietrich découvre la photographie lors d’un stage de quatre mois au Sénégal, où il immortalise Dakar et Saint-Louis avec un simple compact. De retour en France, il s’installe en banlieue parisienne et, après l’achat de son premier appareil, se tourne instinctivement vers la photographie de rue. Autodidacte, il affine sa pratique depuis plus de onze ans, privilégiant un Fuji XT3 avec un 23 mm, parfois l’argentique avec un Canon AE1. Géographe de formation, il nourrit un regard attentif à l’urbanisme et aux espaces publics. Installé aujourd’hui à Strasbourg, il participe au collectif Street Photography France et développe des projets collectifs, comme des ateliers bénévoles auprès des jeunes. En 2025, il prépare une exposition à Paris et envisage l’édition d’un zine ou d’un livre.
Sa philosophie de la photographie
Son style repose sur un regard humaniste, épuré et immersif. S’il affectionne le noir et blanc, il explore aussi la couleur pour renforcer le récit. Sa pratique s’accompagne d’une réflexion éthique : il évite de photographier les personnes en situation de précarité ou les enfants, sauf si la scène a un réel impact. Pour lui, la rue est un territoire vivant et politique, où se révèlent les tensions sociales et l’énergie collective, comme en témoigne sa photo de la manifestation du 3 juin 2020 à Paris. Cultiver son regard à travers lectures et expositions est, selon lui, essentiel pour progresser. La photographie de rue constitue enfin un espace de liberté, où il échappe aux contraintes des commandes pour explorer sa propre créativité.
Les coups de cœur de l’équipe éditoriale du SPF

