Poppy’AR : Voyage dans l’Art de la Photographie de Rue Authentique

Découvrez l’univers de Poppy’AR, une street photographer autodidacte et membre de Street Photography France. À travers cette interview, elle partage ses débuts, son matériel, ses inspirations et ses projets futurs en photographie de rue. Plongez dans son parcours et apprenez comment elle capture des moments uniques dans les rues d’Avignon.

On pose les questions à Poppy’ar…

Dans cette interview, Poppy’AR partage avec nous son parcours photographique.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Poppy’AR : Un peu comme tout le monde, inconsciemment, je pense, avec Henri Cartier Bresson et Robert Doisneau, sans vraiment encore mettre un nom sur cette discipline. Puis en découvrant l’univers de la photo, à travers des expos ou des livres et aussi les vidéos de Génaro Bardy, Vivian Maier, Saul Leiter, Daidido Moriyama…

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Poppy’AR : Depuis mes débuts en photos, mais c’est vraiment depuis 2-3 ans, que j’y ai aussi trouvé un réel plaisir. Car, même si on a le regard à l’affût, il y a toujours le côté « kinder surprises » et j’ai également fait de belles rencontres, j’ai retrouvé de l’humain là où je ne m’y attendais pas forcément et cela fait du bien.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Poppy’AR : J’ai suivi une formation par correspondance avec L’EDLP, des masterclass du Studio Harcourt, Serge Ramelli, Genaro Bardy, ainsi que divers tutoriels.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Poppy’AR : J’ai débuté avec un canon 100D puis j’ai continué avec un canon 6D, je l’utilise le plus souvent avec un zoom 28-105 mm et un 50mm. Récemment j’ai aussi investi dans un Lumix DMC-GX80 mais que j’ai encore du mal à apprivoiser.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Poppy’AR : Mon 6D avec mon 28-105mm. D’une part, parce qu’il est vraiment une extension de moi et d’autre part parce qu’il est visible et finalement là où j’étais un peu mal à l’aise, que les gens me voient… maintenant je préfère presque, une sorte d’équité.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Poppy’AR : Sensible et humain, il me semble.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Poppy’AR : Pour les plus connus Saul Leiter et Vivian Maier sont un peu mes chouchous, le travail de Daidido Moriyama m’a interpellé aussi. Sur Instagram, entre autres, le travail de @geometre18, @felipe_lima_mirror, @poppze, @darklingcaptures et forcement @nijatphotography que vous connaissez peut-être…

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Poppy’AR : C’est une photo que l’on m’a demandé de faire. Un jour où j’étais partie « en expédition » dans les rues d’Avignon, pour compléter ma série Ghost World, j’ai entendu une voix dans mon dos qui m’a dit : « nous aussi, on veut être sur la photo ». C’était un sans-abri avec son chien, il voulait que je les prenne en photo, j’ai senti que ça lui faisait vraiment plaisir même si on savait que nous ne nous reverrions certainement jamais ; Il m’a donné tout l’amour et la fierté qu’il avait pour son compagnon sur pattes.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontée en pratiquant la photographie de rue ?
Poppy’AR : La lumière, ma vitesse de réaction qui parfois est encore un peu lente.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Poppy’AR : Quand j’ai suivi la marche des Fiertés le 15 juin, sur Avignon, j’ai vécu un moment unique car c’était une belle marche, pleine d’amour et de bienveillance, qui m’a porté pour faire les photos car pour certains, ils posaient pour moi et c’était assez fou.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ? Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Poppy’AR : Je n’ai pas encore vraiment rencontré de situations délicates, juste une fois où la personne m’a dit qu’elle ne souhaitait pas être prise en photo (elle y apparaissait avec son jeune enfant) et j’ai donc effacé la photo devant elle pour la rassurer. Après à l’édition, j’essaye aussi de faire attention, que les photos dégagent une certaine bienveillance pour ceux qui sont dessus, enfin j’espère en tout cas y parvenir.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Poppy’AR : Osez avec le sourire.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Poppy’AR : Avoir un thème en tête, ou une série et tout de même faire attention à la composition et après tester encore et encore, exercer son regard même quand on ne fait pas de la photo.

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ? Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Poppy’AR : J’ai un projet photo et écriture « Ghost World » (à travers lequel j’explore le flou en photographie de rue) que je complète au fur et à mesure, Pour le moment que 12 photos d’imprimées sur Dibond pour une petite exposition qui a eu lieu sur Avignon pour la fermeture d’un bar à cocktail et qui normalement devrait être sur les murs d’un autre bar à Valence fin septembre.

SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Poppy’AR : Je vous connaissais déjà un peu mais en peu de temps, des synchronicités vous ont mis plusieurs fois sur ma route. Notamment avec le défi photo de rue que Genaro Bardy a lancé avec votre collaboration, en février et aussi avec Luc Marsal (@midimonslequart) dont j’admire la poésie depuis quelques années déjà et qui a posé ses jolis mots sur les photos de Philippe Marsal, que vous avez édité, et qui sort en ce moment. A vrai dire, jusqu’à maintenant, je ne me sentais pas forcément légitime de rejoindre vos rangs. Mais d’une part, quelques personnes m’ont gentiment houspillée dans mon entourage et d’autre part le fait que vous sélectionniez ma photo pour le concours m’a motivée.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ? Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Poppy’AR : Pour le moment, je découvre tout juste votre communauté concrètement, donc pour l’une et l’autre des questions, j’attends d’avoir un petit peu plus de recul. Mais si j’ai franchi le cap c’est que je trouve que vous effectuez un travail de qualité et je suis déjà admirative de ce que vous mettez en place.

 

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