Emilie Pernoux Passion et Perspectives en Street Photography
Dans cette interview exclusive avec Emilie Pernoux, membre éminent de Street Photography France, nous explorons son voyage dans l’univers de la photographie de rue. Découvrez comment sa passion pour la photographie s’est développée, ses techniques uniques pour capturer la spontanéité de la rue, et son approche entre noir et blanc et couleur. Emilie partage ses expériences, défis, et inspirations, offrant un aperçu précieux pour tout amateur de street photography. Rejoignez-nous pour plonger dans le monde fascinant de la photographie de rue à travers les yeux d’une artiste passionnée et inspirante.
On pose les questions à Emilie…
Dans cette interview, Emilie Pernoux partage avec nous son parcours photographique.
SPF : Pouvez-vous nous parler de ce qui vous a initialement attirée vers la photographie de rue et comment vous avez développé votre passion pour cette forme d’art ?
Emilie Pernoux : J’ai commencé la photo il y a peu de temps, environ 7/8 ans. J’ai toujours aimé observer la rue, les gens. Je crois que je faisais déjà des photos dans ma tête. Je suis éducatrice spécialisée et aussi grande amatrice de théâtre. Je pense que cela a surement joué sur ma manière de voir les photos, de vouloir capturer ces instants de tous les jours. Mettre en avant les autres dans leur singularité. Garder une trace de ce qui nous entoure. J’ai toujours vu la photo comme ça. Une trace de moments de vie. Et puis j’ai voulu aller plus loin et j’ai suivi une formation avec « Apprendre la photo » de Laurent Breillat.
SPF : Vous photographiez à la fois en noir et blanc et en couleur. Comment choisissez-vous entre ces deux médiums et comment chacun d’eux influence-t-il votre narration photographique ?
Emilie Pernoux : J’avoue que je ne choisis pas sur le moment. Ce qui est peut-être une erreur je ne sais pas. Dans la rue, je ne réfléchis pas trop. Je vois après si je mets la photo en couleurs ou en noir et blanc. Cela dépend beaucoup du rendu, de ce qui me parle à l’œil, du côté intemporel ou non de la prise de vue… Je fonctionne au feeling. Je ne suis pas une grande technicienne, encore moins pour la retouche. Je préfère passer plus de temps dehors avec mon appareil. (Quand mon rythme de vie le permet, car je ne photographie pas encore assez à mon goût).
SPF : La photographie de rue implique souvent la capture de moments spontanés. Comment parvenez-vous à anticiper ou à réagir rapidement pour saisir ces instants fugaces ?
Emilie Pernoux : Je prépare mon appareil avant. La plupart du temps en mode priorité ouverture (j’ai pour objectif de m’améliorer et de mieux saisir la priorité vitesse) je règle les ISO en fonction de l’ouverture et de la météo. Ensuite, j’avoue ne plus trop m’occuper de la technique. Mais je sais qu’il va falloir un peu tout de même lol
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue en photographie de rue, une situation qui vous a particulièrement marquée ou influencée en tant que photographe ?
Emilie Pernoux : Je crois que c’est à Lyon. Pour ma première vraie séance de street photo. J’y ai passé des heures et j’ai adoré ça. J’étais seule (ce qui ne m’arrive pas souvent) et je ne pensais plus qu’à regarder, ouvrir l’œil pour en faire une photo. Je suis passé à un moment devant deux hommes âgés. Ils m’ont demandé ce que je faisais et m’ont dit que je pouvais les prendre en photo. Ce moment a été un déclencheur pour la photo de rue, je pense.
SPF : En tant que membre de Street Photography France, comment voyez-vous l’importance de la communauté de la street photography en France et comment cela a-t-il enrichi votre expérience en tant que photographe ?
Emilie Pernoux : Cela me permet, en plus des livres, de voir les photos des autres. De m’en inspirer. Il faut toujours des sources d’inspiration. Et d’apprendre. Car j’ai bien conscience que je dois encore améliorer la technique. Cela me permet de voir le regard des autres, leurs retours…
SPF : Comment gérez-vous les défis techniques liés à la photographie de rue, tels que l’éclairage changeant ou les mouvements rapides des sujets ?
Emilie Pernoux : Je modifie les ISO et l’ouverture en fonction de la lumière. Pour le moment, j’utilise peu la vitesse, mais je vais m’y mettre, je pense. Je modifie aussi parfois ma position, mon angle lorsque j’en ai le temps.
SPF : Pouvez-vous nous parler de votre processus de post-production et d’édition, en particulier de la manière dont vous travaillez les images en noir et blanc par rapport à celles en couleur ?
Emilie Pernoux : Comme dis tout à leur je ne suis pas grande technicienne de la retouche. J’ai essayé Lightroom, mais il me faudrait une formation à minima et pour le moment je n’en ai pas le temps (et peut-être pas assez l’envie…) je modifie à l’instinct, un peu sur Google photo. Et c’est tout.
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux photographes amateurs qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue et développer leur propre style ?
Emilie Pernoux : Je suis moi-même encore amatrice donc cette question n’est pas évidente. Je dirais d’y aller. De prioriser son regard sur la vie et les autres. D’avoir bien sur des bases, mais que le reste peut venir ensuite. De se faire plaisir avant tout.
SPF : Enfin, quelles sont vos aspirations et projets futurs en tant que photographe de rue, et qu’aimeriez-vous partager avec les amateurs de photographie ?
Emilie Pernoux : Je crois que street photography France me permet de me booster, de me motiver. Échanger avec d’autres photographes plus expérimentés est une richesse. Je recherche surtout cela. Mes projets seraient de rencontrer un groupe, de suivre une formation spécifique à la photo de rue et pourquoi pas un jour d’exposer. Mais pour cela, j’ai encore du chemin à faire.

