Nicola et la photographie de rue : Un regard authentique et spontané sur le monde

Nicola Di Ruocco Falanga, membre de Street Photography France, nous ouvre une fenêtre sur son parcours en tant que photographe autodidacte. Inspiré par ses balades à León, en Espagne, et par les recommandations de ses amis, il s’est lancé dans la photographie de rue en novembre dernier avec son appareil argentique Pentax K-1000. Bien qu’il se considère encore comme amateur, Nicola cherche à capturer des instants fugaces avec une approche spontanée et des compositions qui jouent avec la lumière et les ombres. Dans cette interview, il partage son expérience, ses inspirations, ainsi que ses défis et ses ambitions dans le monde fascinant de la photographie de rue.

On pose les questions à Nicola…

Dans cette interview, Nicola Di Rouocco Falanga partage avec nous son parcours photographique.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Nicola : J’ai découvert la photographie de rue pendant mes balades à León, en Espagne, lors de mon Erasmus. En me promenant ou en courant, je remarquais des instants fugaces qui m’incitaient à capturer ces moments uniques.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Nicola : Je me suis lancé récemment, en novembre dernier, lorsque j’ai acheté mes premiers appareils photo argentiques.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Nicola : Je suis autodidacte. Je m’inspire des séries en ligne et des recommandations de mes amis.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Nicola : J’utilise une Pentax K-1000 avec un objectif Asahi SMC Pentax M 50mm f2. Pour les films, je privilégie Kodak Gold 200, Kodak Portra 160, Ilford HP5 (n/b) et AGFA APX (n/b), mais je suis toujours prêt à essayer de nouveaux formats.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Nicola : Mon appareil actuel est mon préféré, car il me permet de capturer des moments avec une qualité que j’apprécie.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Nicola : Je me considère encore comme un amateur, sans style bien défini. Je vise à être spontané et immersif, capturant des moments authentiques avec des compositions géométriques qui jouent avec la lumière et les ombres.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Nicola : Oui, mon ami Nijat Kazimov est une grande source d’inspiration pour moi.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Nicola : Une de mes photos préférées montre une petite fille se reposant dans le manteau de sa mère, dans une cabine du téléphérique de La Paz. Perchée à plus de 3 600 mètres d’altitude, la ville était plongée dans un silence rare. Alors que je photographiais le paysage, la petite fille m’a regardé avec une sérénité qui a semblé immortaliser ce moment pour l’éternité. C’était un échange de regards silencieux comme des milliers d’autres et pourtant j’ai perçu cette fugacité s’immortaliser dans ce cadre majestueux.

 

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Nicola : En tant que débutant, je trouve difficile de capturer des moments spontanés tout en respectant la vie privée des gens. S’intégrer discrètement dans des environnements animés et faire face à des conditions de lumière imprévisibles, surtout avec un appareil argentique, sont également des défis importants.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Nicola : Il m’arrive souvent que des inconnus, après avoir été photographiés, me demandent de leur montrer la photo. Je dois expliquer que j’utilise un appareil argentique. C’est une opportunité pour moi de promouvoir la photographie argentique, un art que je découvre encore, et de partager l’idée d’une photographie réfléchie, loin de la rapidité des smartphones et qui passe par un processus lent et incertain jusqu’à la révélation finale.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Nicola : Pour respecter l’éthique, je prends des photos discrètes et évite les moments privés. Je demande parfois la permission si nécessaire, tout en cherchant à capturer des instants authentiques avec respect.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Nicola : Non, je n’ai pas encore rencontré de situations que je qualifierais de « délicates ».

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Nicola : Ne sous-estimez jamais vos propres idées. Chaque observation peut mener à une photo remarquable.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Nicola : Sortez des sentiers battus, observez les détails et les angles, et laissez les moments se révéler. Photographiez régulièrement pour affiner votre regard.

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Nicola : J’aimerais réaliser une série en double exposition, superposant des scénarios géométriques sur les visages des gens.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Nicola : Oui, si mon emploi du temps le permet et selon mes engagements professionnels.

SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Nicola : Grâce à l’encouragement de mon ami Nijat, qui m’a motivé à partager mes premiers résultats avec cette communauté.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Nicola : Je me sens inspiré et encouragé à partager ma vision du monde.

SPF : Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Nicola : Pas encore, mais je suis ouvert à des idées pour contribuer.

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