J’y retourne jusqu’à sortir mon image. Boris Kaleykis
Boris Kaleykis faisait de la photographie de rue sans le savoir, en vacances, avant de tomber sur « À travers les yeux de Valou » et d’apprendre que cette pratique existait. Autodidacte, il la travaille vraiment depuis deux ans, avec un Fujifilm en 24 et 35 mm équivalents, un Canon pour le reste, et une paire d’écouteurs pour s’isoler du bruit et se concentrer sur une scène. Son travail lui laisse vingt minutes à une heure par jour : alors il revient au même cadre, plusieurs fois, jusqu’à ce que l’image sorte. Il cite Depardon, Nijat, Valou et David Ken.
On pose les questions à Boris…
Boris Kaleykis dit n’avoir « pas vraiment de style » et parle de photographie urbaine. Il raconte ici le soir des feux de la Saint-Jean et ce garçon concentré sur le brasier qu’il allait allumer — « j’ai eu l’impression de me prendre en photo avec 25 ans d’écart » —, le commerçant d’Avignon qui a sorti son livre de sous le comptoir, le manque de temps, et ce cahier d’idées qu’il espère un jour mettre en forme.
SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Boris Kaleykis : J’ai toujours fait de la photo de rue sans la savoir, quand je partais en vacances je ne photographier que dans la rue des moment de vie qui se passait devant moi j’ai jamais prêter attention a cette pratique. Puis sur Youtube je suis tombé sur « A travers les yeux de Valou » qui lui mettait vraiment en valeur la photo de rue la photo urbaine et il m’as appris que cette pratique existait réellement.
SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Boris Kaleykis : Pour réellement essayer de la mettre en valeur et la travailler, depuis deux ans environ.
SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Boris Kaleykis : Je suis autodidacte, j’ai appris seul par le biais de livre de vidéos sur internet et de conseil autour de moi quand un photographe plus aguerri pour quelques réglages.
SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Boris Kaleykis : J’utilise deux appareils suivant les situation soit un Fujifilm avec équivalant 24mm et 35mm et j’ai un Canon avec un 24-105mm et un 45mm. Cela va dépendre de l’envie et l’objectif de ma sortie. Je préfère le petit Fuji je passe presque inaperçu dans la rue.
SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Boris Kaleykis : Ma paire d’écouteurs qui permet parfois de m’isoler du bruit et de me concentrer sur une scène.
SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Boris Kaleykis : J’ai pas vraiment de style, si j’en ai un je ne saurait pas donner de nom. Alors je dirais « photographie urbaine ».
SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Boris Kaleykis : Depardon, Nijat, Valou, David Ken, en fait je pourrais en citer des dizaines, je m’inspire de tous ce que je vois en expo et en livre et sur les réseaux.
SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Boris Kaleykis : Cette photo a était prise le soir des feux de la st Jean, une fêtes dans le sud de la france ou il y a une passation de la flamme qui pars d’un village de montagne pour finir dans les villes et allumé par les enfants d’une petite ville. Ce jeune garçon était tellement concentré sur le fait qu’il allé allumé un brasier qui aller faire 10 fois sa taille. Je pense que je me suis reconnu en lui quand j’étais petit et que quand j’étais dans un situation similaire j’oubliai tous ce que j’avais autour de moi. J’ai eu l’impression de me prendre en photo avec 25 ans d’écart.
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Boris Kaleykis : Le temps, j’ai un travail très chronophage, et du coup je peux sortir que 20 minutes à 1 heures par jour. Pour s’améliorer pour trouver des sujet des lieux ou autres c’est complexe. Mais quand on trouve une cadre j’y retourne plusieurs fois jusqu’à que je puisse sortir mon image.
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Boris Kaleykis : A Avignon, dans un magasin de chapeaux, j’adore les chapeaux du coup j’y prend la vitrine en photo avec le commerçant a l’intérieur et j’y rentre. Je lui achète un chapeau et il me demande si j’étais photographe ? J’ai répondu par passion et il me dis je suis également photographe et je fais de la photo de rue, il me sort un livre de sous son comptoir me l’ouvre et me présente son travail avec passion, il m’as donné des conseils et je lui est acheté son livre.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Boris Kaleykis : Je fais toujours en sorte que les personnes prises en photos sont toujours dans une situation dans laquelle je pense être valorisante. Je ne publie quasiment jamais quand il y a quelque chose qui est dérangeant.
SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Boris Kaleykis : Pour le moment jamais, je pense qu’un jour ou l’autre cela m’arrivera et en restant respectueux des autres je pense que la situation se désamorcera d’elle même.
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Boris Kaleykis : De ne pas hésiter a sortir, essayer, oser, prendre des photos et de se rapprocher des gens.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Boris Kaleykis : Les expos photos, l’histoire de la photo en elle même savoir ce que les autres ont fait et s’en inspirer, les livres.
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Boris Kaleykis : J’aimerai avoir un projet sur court ou moyen termes, mais par manque de temps je n’arrive pas a les mettre en forme. J’ai toute mes idées dans un cahier et un jour j’espère y consacrer un morceau de vie.
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Boris Kaleykis : Prochainement, l’expo de mon club photo et potentiellement Objectif image Perpignan (Visa Off anciennement). Après on ne sais jamais de quoi demain est fait.


