Julien Ricart : la rue comme terrain d’émotions

Un homme marche dans la rue. Autour de lui, la vie suit son cours. Les passants avancent, se croisent, disparaissent. Lui s’arrête. Il observe. Il cadre.

Julien Ricart photographie ce que la plupart d’entre nous ne regardent plus. Un visage absorbé par ses pensées, un geste banal devenu singulier, une scène ordinaire chargée de sens. Autodidacte et membre de Street Photography France, il explore la rue sans mise en scène, sans artifice, avec une attention sincère portée à l’humain.

Pour Julien Ricart, la photographie de rue n’est pas une chasse au spectaculaire. C’est une manière d’être présent. D’accepter l’imprévu. De saisir, parfois, un instant de vérité. Son appareil devient un outil discret, presque invisible, au service d’un regard sensible et respectueux.

Dans cet entretien, il raconte comment une passion née presque par hasard s’est transformée en démarche artistique. Il évoque ses inspirations, ses doutes, son rapport à l’éthique et son envie profonde de laisser une trace : celle d’une humanité simple, fragile, en mouvement.

On pose les questions à Julien …

Dans cette interview, Julien Ricart  partage avec nous son parcours photographique.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?

Julien Ricart : À la naissance de ma fille en 2014, j’ai voulu immortaliser chaque instant de sa vie. J’ai donc acheté un Canon EOS 1100D, sans aucune connaissance en photographie ni en matériel. Je faisais tout en mode automatique, simplement pour garder des souvenirs. Puis, comme beaucoup, j’ai fini par utiliser uniquement mon téléphone, et l’appareil a terminé au fond d’un placard.
Fin 2024, en faisant du rangement, je suis retombé dessus. Et là, déclic. J’ai eu envie d’apprendre à m’en servir vraiment. J’ai commencé à lire, à regarder des tutoriels, et un conseil revenait sans cesse : « Shootez le plus possible, c’est en pratiquant que vous trouverez votre style. » Je me suis donc mis à photographier tout ce que je pouvais : les paysages autour de chez moi, des objets du quotidien, et bien sûr ma fille, mon modèle préféré.
Habitant à la campagne, j’ai vite fait le tour de mon environnement. Alors je suis parti explorer des villes plus animées. C’est là que tout a changé. Un jour, j’ai photographié une personne qui marchait dans la rue. La photo avait quelque chose de vivant, elle racontait une histoire. J’ai ressenti une émotion différente, comme si j’avais capté un fragment de vie.
À ce moment-là, je ne connaissais même pas le terme photographie de rue. C’est ma mère, passionnée de culture, qui en voyant mes images m’a parlé de Robert Doisneau. En découvrant son travail, j’ai compris : c’était exactement ce que je voulais faire.
C’est ainsi que j’ai découvert, presque par hasard, l’art de la photographie de rue.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?

Julien Ricart : Je pratique depuis peu, depuis la fin de l’année 2024. C’est une passion récente, née presque par hasard, mais dont je sais déjà que je ne me lasserai jamais. J’unis mes deux passions, la photographie et l’écriture qui vont si bien de pair.

 SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?

Julien Ricart : Je suis totalement autodidacte, j’ai appris en regardant les vidéos de David KEN, J-B PELLERIN, Genaro BARDY qui m’ont beaucoup inspiré pour la photographie de rue. Pour comprendre l’utilisation du matériel et assimiler les bases de la photo, j’ai visionné de nombreux tutoriels et lu beaucoup de livres sur le sujet tout en mettant en pratiquue les notions que je découvrais.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?

Julien Ricart : Je suis toujours avec mon Canon EOS 1100D, le seul investissement que j’ai ajouté est un objectif canon 50MM f/1.8. Et j’ai vu la différence. Aujourd’hui j’en connais les limites alors j’économise pour changer de boîtier et passer à un matériel plus professionnel. J’aimerais pouvoir offrir aux gens ma vision du monde avec une meilleure qualité d’image et une résolution généreuse.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?

Julien Ricart : J’aime particulièrement ma série intitulée l’humanité. Photographier les gens dans leur routine, saisir l’instant et en dévoiler la beauté, c’est ce qui me touche le plus. Je cherche des images qui racontent une histoire, un regard, un geste, une posture, un lieu. Tout ce qui peut devenir un fragment de vie capturé.
J’adore écrire et j’unis naturellement cette passion à la photographie. Je prends une photo puis je la fais parler. J’essaye d’en deviner la philosophie, de raconter ce que j’y vois, d’y projeter ma vision du monde. Dans mes publications, j’accompagne toujours mes photos de mes mots, de mon interprétation et j’aime tout autant découvrir celles des personnes qui prennent le temps de contemplent mes œuvres.
Si je devais donc donner un mot à mon style, ce serait poétique.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?

Julien Ricart : Il est évident que certains photographes m’inspirent profondément. Sans eux, je n’aurais probablement pas développé cette passion avec autant d’intensité. Le premier qui me vient à l’esprit est David Ken. Je suis tombé sur lui en cherchant des vidéos de passionnés de street photography. Puis j’ai eu la chance de le voir animer le stand Sony au Salon de la Photographie 2025. Lorsqu’il parlait de ses séances dans la rue, j’avais l’impression de me voir en lui. Je n’ai pas encore sa facilité ni son aisance, il a derrière lui une immense expérience et son projet LOL m’a littéralement émerveillé. J’aimerais un jour partager une séance avec lui, et entendre son regard sur une de mes photos… qu’il me dise : « C’est une merveille, continue, tu es fait pour ça. »
J’admire aussi JB Pellerin, pour son univers profondément humain. Il met la photographie au service de la communauté, fait tomber les barrières, et rappelle que l’humain porte en lui du bon, peu importe son origine ou son milieu.
J’ai également beaucoup appris grâce à Genaro Bardy. Ses vidéos m’ont guidé, encouragé, et poussé à dépasser mes limites.
Et pour finir, grâce à ma mère, j’ai découvert Robert Doisneau. Ses œuvres, ses instants figés, cette poésie du quotidien… tout cela m’a touché au cœur. Il a cette capacité magique à transformer un moment ordinaire en éternité.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?

Julien Ricart: J’aime beaucoup l’une de mes dernières photos. Je l’ai prise au marché de Noël médiéval de Provins. Je me frayais un chemin dans la foule, au milieu des visiteurs qui cherchaient à se réchauffer avec les gourmandises des stands. C’est là que j’ai aperçu cet homme, coiffé d’un bonnet aux oreilles de chat.
La magie s’est produite au moment précis où il m’a vu le photographier. Son regard accroché à mon objectif a été un instant presque jouissif. Pour un photographe de rue, quoi de plus précieux que cette connexion fugace, cette communication silencieuse entre l’observateur et le modèle involontaire, suivie d’un sourire offert comme un cadeau.
Ce sont exactement ces moments-là qui nourrissent ma passion pour la photographie de rue : ces fragments d’humanité, inattendus et sincères, qui transforment une simple scène en souvenir vibrant.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?

Julien Ricart: Le premier défi a été d’apprivoiser mon appareil, dont l’autofocus n’est pas aussi performant que celui des modèles récents et qui peut se montrer capricieux selon les conditions. Ensuite, il a fallu oser aller vers les gens, leur demander la permission, leur offrir cet instant. Je ne suis pas encore totalement à l’aise dans cet exercice.
Les capacités limitées de mon boîtier me font parfois douter, même si je sais en tirer le meilleur. C’est encore une de mes marges de progression, disons mon objectif pour 2026.
Mais pour rassurer les jeunes photographes qui débutent comme moi, je leur dirais simplement : foncez. L’être humain n’est pas sauvage, il est même souvent adorable. Il suffit d’avoir le bon discours, la bonne approche, et le reste vient naturellement.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Julien Ricart : Je n’ai pas encore assez d’expérience pour raconter de grandes rencontres, mais il y en a une qui me revient toujours en tête. Elle s’est déroulée à Provins, une ville proche de chez moi où j’adore me promener. Avec ses touristes venus découvrir la cité médiévale, c’est un terrain de jeu idéal pour la photographie de rue.
J’étais dans la ville haute, la partie médiévale, lorsqu’un groupe de jeunes, une bande de copains, visitait les lieux à bord du petit train touristique. En me voyant, ils m’ont lancé : « Prenez-nous en photo ! » J’ai dégainé et j’ai déclenché aussitôt. Techniquement, la photo n’était pas parfaite, mais elle racontait une histoire incroyable : un moment de joie pure, de spontanéité, de bonheur partagé.
J’aurais tellement aimé leur offrir cette photo, mais le train est reparti et je ne les ai jamais revus. Je me dis qu’il faudrait que je me fasse de petites cartes de visite à distribuer rapidement dans ce genre de situation. J’ai même lancé un appel sur les réseaux sociaux pour tenter de les retrouver et leur proposer une séance photo, mais je n’ai pas eu de réponse.
C’est aussi ça, la photographie de rue : des échanges furtifs, des sourires, des instants qui ne reviendront pas, mais qui laissent une trace. Le plaisir simple de capturer l’humanité en mouvement.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?

Julien Ricart : Je me montre toujours, je ne me cache jamais pour faire mes photos. C’est ma première règle. Je fais également très attention à ce que je photographie afin de ne nuire à personne, surtout lorsque je publie sur les réseaux. Par exemple, pour les couples, j’évite de montrer les visages : je cadre plus large, je prends de dos… On ne sait jamais, mieux vaut éviter de capturer malgré soi une situation délicate.
Quand on m’interpelle au sujet du droit à l’image — car oui, cela arrive — j’explique que mon travail est purement artistique. Je montre mon compte Instagram, mes récits, ma démarche. Je photographie pour laisser une trace de nos moments quotidiens, une preuve de notre vie sur terre, un fragment d’humanité. En général, tout se passe très bien. Et si quelqu’un n’est pas à l’aise, je propose toujours d’effacer la photo pour éviter tout conflit.
Cette question me fait d’ailleurs souvent sourire : tout le monde a un téléphone capable de prendre des photos en permanence, parfois de manière bien plus intrusive… et pourtant, c’est nous, avec nos « vrais » appareils photo, qui faisons peur.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?

Julien Ricart : Je n’ai été interpellé qu’une seule fois, alors que je photographiais un groupe de jeunes. Une dame est venue me demander si je les connaissais. Sans attendre ma réponse, elle m’a affirmé que je n’avais pas le droit de les prendre en photo, invoquant le droit à l’image. Elle m’a assuré qu’elle « connaissait la loi ».
Je lui ai simplement expliqué que je ne nuisais en rien à ces jeunes, que ma démarche était purement créative et artistique, et que dans ce cadre, la liberté d’expression artistique a aussi sa place. Je lui ai montré ma page Instagram pour qu’elle comprenne mon univers. Elle a alors reconnu que mes photos étaient jolies. Nous avons échangé quelques mots, et elle s’est finalement calmée.
En réalité, beaucoup de gens pensent connaître la loi, mais ils n’en ont souvent qu’une vision approximative, basée sur ce qu’ils entendent. J’ai beaucoup lu sur le droit à l’image, et j’ai constaté que dans certains pays, les gens n’ont pas cette crainte de l’objectif. En France, le sujet est plus sensible, parfois même compliqué.
Pour ma part, ma profession m’oblige à rester discret. Je dois faire attention à ne pas trop m’exposer, à ne pas apparaître dans des situations qui pourraient être mal interprétées ou me mettre en difficulté. Pourtant, je n’empêche personne de me photographier : une image de moi ne révèle rien de personnel, rien qui pourrait nuire à ma famille ou à ma vie privée.
C’est là tout le paradoxe : nous vivons dans un monde où chacun prend des photos en permanence avec son téléphone, souvent sans réfléchir… et pourtant, dès qu’un photographe sort un appareil, la méfiance apparaît. Alors que notre démarche est souvent bien plus respectueuse, réfléchie et artistique.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?

Julien Ricart : Le seul vrai conseil que je pourrais donner, c’est : faites-vous plaisir. Ouvrez grand les yeux et, avec votre regard artistique, saisissez l’instant qui vous semble magnifique. Cherchez les ombres, les lumières, les silhouettes, ou les personnes qui vous inspirent le plus.
J’aime beaucoup les notions de chasseur et de pêcheur en photographie de rue. C’est exactement ça. Demandez-vous : qui suisje entre ces deux approches ? Puis foncez. Promenez-vous dans la ville, laissez-vous porter.
Et si l’inspiration vous manque au début, plongez dans le travail d’autres photographes de rue. Street Photography France est parfait pour ça. Échangez, discutez, shootez autant que possible pour trouver votre style.
Il m’a fallu environ un an pour découvrir le type de photos qui me faisait vraiment vibrer.

 
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Julien Ricart : Je pense que la créativité doit rester naturelle, qu’on doit se sentir à l’aise dans ce que l’on fait. Je photographie ce que j’ai envie de photographier, et non en fonction d’un autre photographe. Cette créativité, elle vient autant des yeux que du cœur.
La notion de beauté varie d’une personne à l’autre : certains adorent les flous artistiques, d’autres les détestent. En photographie de rue, il n’y a pas de cahier des charges, pas de client à satisfaire, seulement notre passion. Alors il faut capturer ce qui nous fait plaisir, ce qui nous touche, ce qui nous parle.
Lors d’une sortie, on peut prendre des dizaines, parfois des centaines de photos, mais seules quelquesunes offriront ce bonheur particulier, cette sensation d’avoir saisi quelque chose de vrai. Et c’est précisément ce qui rend la photographie de rue si belle.
 
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?

Julien Ricart : La photographie est devenue pour moi une véritable passion. Je ne sors plus sans mon appareil et, lorsque je ne peux pas l’emporter, je me tourne vers mon téléphone. J’aimerais vraiment offrir aux gens ce bonheur de saisir leurs instants : les photographier sur leur lieu de travail, capturer des moments de vie en famille, transmettre des émotions.
J’aimerais aussi pouvoir exposer mes œuvres et mes récits dans une galerie, et pourquoi pas intervenir un jour pour parler de la photographie de rue et de tout ce qu’elle m’apporte humainement.
Je l’avoue, j’aimerais également en vivre un peu financièrement. Cette passion est magnifique, mais elle peut devenir coûteuse lorsqu’on souhaite se professionnaliser. Et puis, dans mes rêves les plus fous, j’aimerais représenter une marque d’appareils photo — pourquoi pas Canon, puisque c’est avec cette marque que tout a commencé pour moi. Mais ça, ce n’est plus un projet… c’est un rêve.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?

Julien Ricart : Rien n’est prévu pour l’instant. Mais oui, j’aimerais beaucoup voir les gens réfléchir sur mes œuvres, lire mes textes, ressentir quelque chose. La photographie est un partage, et l’exposition offre justement cette possibilité d’échanger dans les deux sens.
Pour le moment, je ne peux pas réaliser de tirages de grande taille à cause des limites de mon boîtier. Mais dès que je pourrai investir dans un matériel plus performant, je pousserai les portes pour montrer mes photos. Pourquoi ne pas commencer par les mairies des communes où je réalise mes séances ? Ce serait un premier pas naturel, accessible, et profondément ancré dans le territoire que je photographie.

SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?

Julien Ricart : Je suis allé à mon premier salon de la photographie à la Villette, à Paris. J’y suis tombé par hasard sur une intervention de David Ken, où il évoquait son rôle de membre d’honneur de Street Photography France. Intrigué, j’ai fait quelques recherches en rentrant et je suis tombé sur le site de SPF. C’est ainsi que j’ai eu envie de rejoindre cette communauté.
Aujourd’hui, je suis fier de dire que j’en fais partie. Fier d’appartenir à un groupe de passionnés de photographie de rue, où l’on se retrouve, où l’on échange, où l’on partage la même flamme.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?

Julien Ricart : Le premier avantage que j’y ai trouvé, c’est la visibilité. SPF permet de publier davantage nos œuvres sur les réseaux et de se faire connaître plus facilement.
C’est aussi un espace où l’on peut échanger et partager avec des passionnés, mais également avec des professionnels, dans un climat serein, sans jugement ni critiques malveillantes. Sur les réseaux sociaux, on tombe parfois sur des remarques blessantes, venant de personnes qui ne sont là que pour nuire ou qui craignent qu’on leur « prenne leur place ». Je me suis même vu bannir une annonce par un professionnel qui refusait que j’offre mes services gratuitement sur son secteur, alors que mon intention n’était pas de lui nuire. Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir des prestations, et pour moi, c’était simplement une façon de me perfectionner.
La communauté que propose SPF est profondément humaine. Elle nous pousse à devenir meilleurs, à nous dépasser, et on prend plaisir à s’émerveiller devant les œuvres des autres. Et pourquoi pas, parfois, à provoquer de belles rencontres pour des séances de rue.

SPF : Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Julien Ricart : Je n’en suis qu’au début de cette expérience. Mais pourquoi ne pas imaginer, justement, des rassemblements entre adhérents, des expositions, des moments pour faire rayonner encore davantage notre art sur le territoire.
Je pense aussi à des goodies estampillés Street Photography France — teeshirts, sacs, sweats, écussons — pour que l’on puisse se reconnaître entre nous, créer un vrai sentiment d’appartenance. Cette communauté mérite encore plus, et je suis convaincu que de belles années nous attendent.
Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous nous offrez déjà. Je suis fier d’en faire partie et d’apporter, à ma manière, ma petite pierre à l’édifice.

 

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