HANDS OF PARIS : Elle photographie Paris sans jamais montrer un visage | Myriam Pille

Depuis deux ans, Myriam Pille photographie Paris sans jamais montrer un visage. Son projet, Hands of Paris, ne retient qu’une chose : les mains. Un geste dans le métro, une partition tenue par une vieille dame, la main d’un père sur sa fille endormie — autant de portraits sans visage. Tout a commencé par un déclic, un matin, dans une rame : un homme adossé à la porte, une rose à la main. « Qui la lui a donnée ? À qui va-t-il l’offrir ? » Depuis, elle photographie en observatrice, sans demander, sans interrompre le geste — parce qu’un visage se contrôle, et qu’une main, non. Dans cet entretien, elle raconte la naissance de Hands of Paris, devenu un projet photographique collectif sur Instagram, sa manière de repérer un geste dans la foule en une fraction de seconde, ce qu’elle cherche vraiment dans une main (l’histoire, jamais la beauté), les deux photographies qui l’ont bouleversée, et la question éthique que pose la photographie de rue : jusqu’où peut-on photographier un inconnu à son insu ? « La face humaine est surtout un composé d’organes récepteurs. La main est action : elle prend, elle crée, et parfois on dirait qu’elle pense. » — Henri Focillon, Éloge de la main (1934) Un entretien réalisé à Strasbourg par Street Photography France. 🖐️ Suivre Hands of Paris sur Instagram :

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