Ne jamais être banal, rester fidèle à soi-même. Gianni Ranuio
Pour Gianni Ranuio, le vrai défi de la photographie de rue est de ne jamais être banal, de rester fidèle à soi-même et de ne pas chercher l’approbation à tout prix : éviter de se fondre dans la masse, ne pas suivre aveuglément les tendances. Chaque séance est pour lui mémorable, parce qu’elle lui permet d’exprimer ses idées et de se plonger dans la vie urbaine. Son éthique repose sur quelques règles simples : ne pas photographier des personnes en difficulté, ne pas partager d’images qui rabaissent ou ridiculisent les sujets. Son but est de documenter la société de manière respectueuse et authentique.
On pose les questions à Gianni…
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Gianni Ranuio : Le vrai défi est de ne jamais être banal, de rester fidèle à soi-même et de ne pas chercher l’approbation à tout prix. Il faut éviter de se fondre dans la masse et ne pas suivre aveuglément les tendances.
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue en photographie de rue ?
Gianni Ranuio : Chaque séance est mémorable, car elle me permet d’exprimer mes idées et de me plonger dans la vie urbaine. Une anecdote marquante fut une confrontation avec un individu menaçant qui me sommait d’effacer une photo. Plutôt que de céder immédiatement, je l’ai invité à regarder l’image. À la fin, il m’a remercié et m’a serré la main.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique en photographie de rue ?
Gianni Ranuio : Mon éthique repose sur quelques règles : ne pas photographier des personnes en difficulté, ne pas partager de photos qui rabaissent ou ridiculisent les sujets. Mon but est de documenter la société de manière respectueuse et authentique.
SPF : Avez-vous déjà vécu des situations délicates en photographie de rue ?
Gianni Ranuio : Oui, parfois avec des sujets menaçants. J’ai appris à gérer ces situations avec calme et intelligence. Dans certains quartiers sensibles, j’évite simplement de photographier pour ne pas prendre de risques inutiles.
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants en photographie de rue ?
Gianni Ranuio : Ne pas se décourager, car c’est un genre difficile qui demande rapidité, observation et technique. Étudier la composition, les maîtres du genre et d’autres formes d’art comme le cinéma et la littérature est essentiel. Le mot-clé est étudier, étudier, étudier.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Gianni Ranuio : Observer le monde avec un regard curieux, garder un esprit d’enfant, s’inspirer d’autres formes d’art, lire, réfléchir sur la société et les hommes.
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue ?
Gianni Ranuio : J’ai plusieurs projets en cours, notamment avec mon ami Alessandro Bocchi, avec qui nous avons fondé le Collectif Indépendant. Nous avons des projets en cours sur nos sites respectifs.
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Gianni Ranuio : J’ai déjà été exposé et publié, et j’espère continuer sur cette voie avec d’autres opportunités de qualité.
SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Gianni Ranuio : En cherchant des groupes internationaux de qualité qui promeuvent une photographie de rue authentique et engagée.
SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Gianni Ranuio : L’échange avec des passionnés, l’opportunité de partager et d’apprendre, et la promotion d’une photographie de rue authentique.
SPF : Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Gianni Ranuio : Étant récemment arrivé, je prends le temps d’observer et de comprendre la dynamique du groupe avant de proposer des projets qui pourraient enrichir la communauté.

