Faire un pas de côté et adopter un autre regard. Serge Lamy

Serge Lamy a découvert la photographie adolescent, en 1975, avec un reflex Miranda vite remplacé par un Canon A1 : l’architecture, le portrait, la nature, puis le développement et le tirage de ses noir et blanc. Il abandonne la photo au début des années 80 et la reprend au printemps 2022, en numérique. Depuis le début de l’année, la rue est devenue son terrain, avec un Lumix G9II et un Panasonic Leica 12-60 mm. Son credo : faire un pas de côté et adopter un autre regard. Ce n’est pas le sujet qui le fait déclencher, mais l’émotion et l’histoire qu’il devine.

On pose les questions à Serge…

Portrait de Serge Lamy

D’un reflex Miranda en 1975 au Lumix G9II : Serge Lamy raconte son retour à la photographie, son credo du pas de côté et sa manière de faire de la photographie de fiction.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?

Serge : J’ai découvert la photographie adolescent, en 1975, avec un cadeau : un reflex Miranda, rapidement remplacé par un Canon A1. J’ai tout de suite aimé cette pratique — photographier l’architecture, des portraits, la nature, la macro… puis rapidement j’ai expérimenté le développement et le tirage de mes clichés noir et blanc.

Serge : Puis j’ai abandonné la photo au tout début des années 80, pour reprendre cette pratique au printemps 2022, en numérique cette fois.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?

Serge : Je pratique la photo de rue depuis début 2026, après avoir repris mes marques au travers du paysage, puis de l’animalier, la macro, et aussi la nature morte.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?

Serge : Je suis complètement autodidacte.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?

Serge : Mon matériel : un Lumix G9II avec un Panasonic Leica 12-60 mm.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?

Serge : Ce Lumix MFT a été mon choix de départ, pour sa polyvalence et sa légèreté. Je n’ai pas eu l’occasion d’utiliser un autre matériel.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?

Serge : Mon credo : « Faire un pas de côté et adopter un autre regard ».

Serge : En fait, ce n’est pas le « sujet » qui me fait déclencher, c’est l’émotion, l’histoire qu’il m’inspire, ou encore l’image qu’il provoque en moi.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?

Serge : Elliott Erwitt pour le côté « décalé », et Francesca Woodman pour l’émotion qu’elle me procure.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?

Serge : Je faisais ma première sortie « street photo » à Lyon lorsque j’aperçois cette scène quelques secondes avant. Je sens tout de suite ce qui va se passer : ils vont se croiser sans même échanger un regard ! Alors je déclenche.

Serge : Et au traitement, je remarque le couple de l’affiche de la boutique Jean Louis David. Alors je me dis : « Ils sont peut-être passés à côté de l’Amour… »

Deux passantes dans une rue de Lyon, photographie de Serge Lamy.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?

Serge : J’ai tendance à photographier de manière instinctive et à oublier la technique, ce qui me fait rater des clichés.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?

Serge : Généralement, je tente d’obtenir un contact avec la personne, soit avant soit après, mais ce n’est pas toujours possible.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?

Serge : J’ai eu des refus, des demandes de retrait de publications, mais pas de situations délicates ou conflictuelles.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?

Serge : Soyez à l’écoute de ce que vous ressentez !

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?

Serge : Je dirais peut-être : lâcher prise sur la réalité. Je veux dire par là qu’elle n’a pas besoin du photographe pour exister. Alors tentez de faire de la photographie de fiction, comme on fait du cinéma de fiction : entraîner le spectateur dans un autre monde !

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?

Serge : Encore tant de choses à apprendre et à expérimenter…

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?

Serge : L’exposition du club local, tous les ans…

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