Membre du SPF
Emmanuel Cavé
SA GALERIE
La graine, le reflet et l’instant arrêté
SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Si je remonte le fil, tout commence en 1999, dans les couloirs de la faculté d’Amiens. J’étais en première année de DEUG Arts du Spectacle. Mon professeur de photographie, David Rosenfeld, avait cette manière singulière de nous pousser à regarder autrement. Un jour, il nous donne un thème : « Amiens en Amérique ». Je ne le savais pas encore, mais c’était ma première rencontre avec la photographie dans les rues d’Amiens. À l’époque, pourtant, je me dirigeais vers la vidéo. La photo est restée en arrière-plan, comme une graine qui attend son moment.
SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Ma pratique est récente : juin 2026. Après 19 années consacrées au film de mariage (plus de 300 réalisations), j’ai décidé de refermer ce chapitre. J’ai repris mon Sony A7 IV, non plus pour capter le mouvement, mais pour arrêter le temps. La rue s’est imposée comme un terrain de liberté, un espace où je me sens bien.
SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Emmanuel Cavé : Je n’ai pas suivi de formation dédiée, si ce n’est ces cours de photographie et de développement argentique à la fac. Une initiation qui m’a marqué, mais que j’ai longtemps laissée en suspens.
SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Aujourd’hui, je photographie avec un Sony A7 IV, un boîtier hybride plein format qui m’accompagne partout, associé à un 7Artisans 40mm f/2.5. Une combinaison légère, discrète, presque silencieuse, parfaite pour se fondre dans la ville.
SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Emmanuel Cavé : Je suis encore en exploration. J’ai longtemps travaillé avec mon Samyang 85mm T1.5, une optique que j’utilisais en film de mariage pour 90 % de mes plans, toujours en mise au point manuelle. Le 85 mm reste une focale qui me parle : profondeur de champ minimale, plans serrés, intimité. Mais pour la rue, je cherchais quelque chose de plus léger, avec autofocus. Or, un 85 mm fixe et léger, ça n’existe pas vraiment. Le 7Artisans 40mm f/2.5 s’est imposé comme une solution intermédiaire. Mais je ne ferme aucune porte : il est possible que je revienne au 85 mm. Je laisse la pratique me guider.
SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Je suis encore en train de le découvrir. Peut-être qu’il se construit sans que je m’en rende compte.
SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Emmanuel Cavé : Oui, un nom s’impose : Saul Leiter. Sa manière de jouer avec les couleurs, les reflets, les fragments de vie… Et puis il y a mon professeur de Fac David Rosenfeld, qui a sans doute éveillé en moi un intérêt pour la photographie de rue en 1999.
SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Emmanuel Cavé : Oui, une image que j’ai intitulée « M ». Lors d’une de mes premières sorties, j’ai aperçu dans le reflet d’une vitre le « M » d’une enseigne dédiée à la beauté. Un couple passait, et leurs silhouettes formaient elles aussi un « M », jusque dans la ligne de leurs bras et de leurs jambes. J’ai déclenché.
M = Aime.
Cette photographie a été réalisée avec mon Samyang 85mm T1.5.
SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Si je remonte le fil, tout commence en 1999, dans les couloirs de la faculté d’Amiens. J’étais en première année de DEUG Arts du Spectacle. Mon professeur de photographie, David Rosenfeld, avait cette manière singulière de nous pousser à regarder autrement. Un jour, il nous donne un thème : « Amiens en Amérique ». Je ne le savais pas encore, mais c’était ma première rencontre avec la photographie dans les rues d’Amiens. À l’époque, pourtant, je me dirigeais vers la vidéo. La photo est restée en arrière-plan, comme une graine qui attend son moment.
SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Ma pratique est récente : juin 2026. Après 19 années consacrées au film de mariage (plus de 300 réalisations), j’ai décidé de refermer ce chapitre. J’ai repris mon Sony A7 IV, non plus pour capter le mouvement, mais pour arrêter le temps. La rue s’est imposée comme un terrain de liberté, un espace où je me sens bien.
SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Emmanuel Cavé : Je n’ai pas suivi de formation dédiée, si ce n’est ces cours de photographie et de développement argentique à la fac. Une initiation qui m’a marqué, mais que j’ai longtemps laissée en suspens.
SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Aujourd’hui, je photographie avec un Sony A7 IV, un boîtier hybride plein format qui m’accompagne partout, associé à un 7Artisans 40mm f/2.5. Une combinaison légère, discrète, presque silencieuse, parfaite pour se fondre dans la ville.
SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Emmanuel Cavé : Je suis encore en exploration. J’ai longtemps travaillé avec mon Samyang 85mm T1.5, une optique que j’utilisais en film de mariage pour 90 % de mes plans, toujours en mise au point manuelle. Le 85 mm reste une focale qui me parle : profondeur de champ minimale, plans serrés, intimité. Mais pour la rue, je cherchais quelque chose de plus léger, avec autofocus. Or, un 85 mm fixe et léger, ça n’existe pas vraiment. Le 7Artisans 40mm f/2.5 s’est imposé comme une solution intermédiaire. Mais je ne ferme aucune porte : il est possible que je revienne au 85 mm. Je laisse la pratique me guider.
SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Je suis encore en train de le découvrir. Peut-être qu’il se construit sans que je m’en rende compte.
SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Emmanuel Cavé : Oui, un nom s’impose : Saul Leiter. Sa manière de jouer avec les couleurs, les reflets, les fragments de vie… Et puis il y a mon professeur de Fac David Rosenfeld, qui a sans doute éveillé en moi un intérêt pour la photographie de rue en 1999.
SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Emmanuel Cavé : Oui, une image que j’ai intitulée « M ». Lors d’une de mes premières sorties, j’ai aperçu dans le reflet d’une vitre le « M » d’une enseigne dédiée à la beauté. Un couple passait, et leurs silhouettes formaient elles aussi un « M », jusque dans la ligne de leurs bras et de leurs jambes. J’ai déclenché.
M = Aime.
Cette photographie a été réalisée avec mon Samyang 85mm T1.5.
Photographie mentionnée : emmanuelcave4.jpg
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Le premier défi est simple à chaque sortie : ramener une image qui compte. Quand je pars photographier, je ne sais jamais ce que je vais trouver. La première heure est toujours étrange : je scrute, je observe, je déclenche sans certitude. Puis, peu à peu, je me pose. J’ai une fascination pour les reflets (vitres, miroirs, surfaces brillantes). Ils créent des scènes abstraites, parfois irréelles, comme si la scène se dédoublait. Je croise des silhouettes, des familles, des adolescents, des enfants. Je leur invente une histoire.Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Je fige ce moment suspendu. Je photographie aussi des façades, des lampadaires, des architectures, des monuments, des feuilles, des mégots… Je ne m’interdis rien. Un autre défi est de donner un titre qui m’inspire à chaque photo.
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable vécue en pratiquant la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Une dame d’un certain âge qui portait à la main une roue de vélo. Tout le monde la regardait. J’ai trouvé le reflet d’une vitre et j’ai immortalisé l’instant.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Emmanuel Cavé : Je reste simple. Soit je photographie les personnes de dos où non reconnaissable, soit je demande l’autorisation lorsque je souhaite réaliser un portrait. Jusqu’ici, personne n’a refusé. Ce sont souvent des moments d’échange, des parenthèses humaines. Et je montre toujours la photo au modèle.
SPF : Avez-vous déjà rencontré des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Emmanuel Cavé : Non, pas encore.
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Je débute… mais si vous ressentez une exaltation à observer ce qui vous entoure, si vous avez ce besoin de figer un instant, alors vous êtes déjà sur le bon chemin.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Faire confiance à son instinct. Il sait souvent avant nous où se trouve l’image.
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Emmanuel Cavé : Pour l’instant, je ne sais pas où la photo de rue me mènera.
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Emmanuel Cavé : C’est une possibilité. Peut-être un futur objectif, si le chemin m’y conduit.
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Le premier défi est simple à chaque sortie : ramener une image qui compte. Quand je pars photographier, je ne sais jamais ce que je vais trouver. La première heure est toujours étrange : je scrute, je observe, je déclenche sans certitude. Puis, peu à peu, je me pose. J’ai une fascination pour les reflets (vitres, miroirs, surfaces brillantes). Ils créent des scènes abstraites, parfois irréelles, comme si la scène se dédoublait. Je croise des silhouettes, des familles, des adolescents, des enfants. Je leur invente une histoire.Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Je fige ce moment suspendu. Je photographie aussi des façades, des lampadaires, des architectures, des monuments, des feuilles, des mégots… Je ne m’interdis rien. Un autre défi est de donner un titre qui m’inspire à chaque photo.
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable vécue en pratiquant la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Une dame d’un certain âge qui portait à la main une roue de vélo. Tout le monde la regardait. J’ai trouvé le reflet d’une vitre et j’ai immortalisé l’instant.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Emmanuel Cavé : Je reste simple. Soit je photographie les personnes de dos où non reconnaissable, soit je demande l’autorisation lorsque je souhaite réaliser un portrait. Jusqu’ici, personne n’a refusé. Ce sont souvent des moments d’échange, des parenthèses humaines. Et je montre toujours la photo au modèle.
SPF : Avez-vous déjà rencontré des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Emmanuel Cavé : Non, pas encore.
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Je débute… mais si vous ressentez une exaltation à observer ce qui vous entoure, si vous avez ce besoin de figer un instant, alors vous êtes déjà sur le bon chemin.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Emmanuel Cavé : Faire confiance à son instinct. Il sait souvent avant nous où se trouve l’image.
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Emmanuel Cavé : Pour l’instant, je ne sais pas où la photo de rue me mènera.
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Emmanuel Cavé : C’est une possibilité. Peut-être un futur objectif, si le chemin m’y conduit.
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Expositions à venir
L’événement de l’artiste n’est pas encore annoncé.
La date de l’exposition du photographe sera publiée sur cette page.

