Donner vie à mes photos. Anne Leclaire
Anne Leclaire a commencé à photographier vers douze ans. Sans formation à proprement parler, elle a appris le laboratoire en club photo, puis pendant des années dans celui du Républicain Lorrain à Metz, et a suivi quelques cours à la faculté de communication avec Christian Legay. Elle pratique la photographie de rue depuis deux ans environ, avec un Canon EOS 550D et un 18-55 mm. Ce qu’elle cherche : capter le mouvement et donner vie à ses images, leur donner une certaine dynamique — « la vie de la rue ». Elle photographie volontiers en contre-jour, pour ne garder que la silhouette, et ne partage jamais une personne reconnaissable sans son accord. Elle aimerait oser davantage, se rapprocher des gens et réaliser des gros plans dans la rue.
On pose les questions à Anne…
SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Anne Leclaire : Le besoin de prendre des photos m’a emmené en ville, à saisir des scènes, des gens, des visages et par hasard, je me suis aperçu que je rentrais plus dans le moule du Streetphotographe. J’ai continué et je continue toujours, c’est un peu comme une drogue dont on ne peut se passer. La photographie de rue fait partie de ma vie, de moi. j’ai également le besoin de capter le mouvement, d’essayer de donner vie à mes photos.
SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Anne Leclaire : Depuis 2 ans à peu prés. J’avais un peu mis de côté la photographie et le fait de partir n’importe où avec mon appareil, m’a redonné l’envie d’y retourner, à toujours vouloir plus et faire mieux. Chaque fois, je pars pour de nouvelles aventures, à la rencontre de nouvelles personnes, pour des échanges, quelques fois des rires. Les gens sont très gentils et respectueux, ce qui permet d’engager des conversations courtes mais conviviales.
SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Anne Leclaire : Je n’ai pas vraiment suivi de formation. J’ai commencé à photographier vers 12 ans, acquisition de mon 1er appareil photo.
Ado, je me suis inscrite dans des clubs photos où j’ai appris à développer mes négatifs et tirer mes photos argentiques, des soirées entière à chercher la perfection. Etudiante, j’ai passé des années dans le labo du Republicain Lorrain à Metz à apprendre grâce à leurs photographes, la pratique, leur métier. Je leur dois un grand merci.
J’ai eu également quelques cours à la faculté de communication avec Christian Legay à Metz ( à l’époque photographe de la ville et professeur de fac).
SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Anne Leclaire : J’utilise mon appareil Canon EOS 550D depuis des années, 20 ans environ. Date à laquelle je suis passée au numérique.
Mon objectif est un 18/55 mm
et rarement avec mon redmi
SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Anne Leclaire : J’utilise mon appareil Canon EOS 550D, c’est le seul appareil numérique que je possède et téléphone si je n’ai pas mon appareil avec moi
SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Anne Leclaire : j’aime capter le mouvement, d’essayer de donner vie à mes photos, de leur donner une certaine dynamique. J’adore ça. Je dirais la vie de la rue.
SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Anne Leclaire : Boubat, Christian Legay, Moises Levy, Berkant Akbulak, Sigit Zero, Dave Street photo, Akbar mehrinezhad, Junaidy W…
SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Anne Leclaire : Un samedi à Rouen, alors que je me baladais à l’affut d’une scène, d’une silhouette, j’ai vu ce couple qui s’embrassait longuement derrière la cathédrale et ce petit garçon curieux et spectateur tout en dégustant sa glace. C’était trop mignon.
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Anne Leclaire : Un des défis est d’arriver à prendre une photo de façon à ce qu’on ne reconnaisse que la silhouette et non la ou les personnes et comme j’adore les contre-jours, j’arrive à relever ce défi .
Et le 2e est de saisir le mouvement. Hors beaucoup de gens s’arrêtent pour me laisser prendre mon clichés, alors que ce que je souhaite est qu’il passe devant moi pour justement saisir leur mouvement.
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Anne Leclaire : L’expérience dont je me souviendrais toute ma vie se situe à Honfleur.
Je photographiait un vieux gréement, magnifique, sur toutes les coutures et tout à coup, j’ai senti un pieds dans le vide, prête à tomber dans le vieux bassin. Je ne regardais qu’à travers mon objectif sans me soucier du reste.
J’ai eu peur et heureusement la chance était avec moi, je ne suis pas tombée.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Anne Leclaire : Lorsque je prends une personne de face, reconnaissable, je ne partage pas sans son accord. J’ai quelques photos très jolies que je ne pourrais jamais partager. C’est le jeu. c’est une question de respect.
SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Anne Leclaire : J’ai saisi une petite fille en mouvement avec sa mère devant un monument. Une photo magnifique, j’étais très contente de moi. J’ai donc demandé à sa mère si je pouvais mettre cette photo sur les réseaux. Elle m’a dit non. Conclusion pas de photo. Ce sont les règles et surtout le respect envers les gens. Il y a une déontologie, on ne peut pas faire n’importe quoi.
Quand on me dit non, je ne mets rien.
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Anne Leclaire : Allez y, essayez, osez, vous allez adorer et recommencez !
Une fois que l’on a goûté à la street photographie, on ne peut plus s’en passer. Je me sens bien lorsqu’avec mon appareil photo, nous arpentons les rues à l’affût de la vie.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Anne Leclaire : Regarder les photographies des autres photographes permet de s’ouvrir sur le monde et de développer son regard.
Regarder, observer la rue, et composer sa photo mentalement, voir même partir avec son cliché dans la tête
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Anne Leclaire : j’aimerai osez plus, me rapprocher encore plus des gens, réaliser des gros plans dans la rue et pourquoi pas exposer;
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Anne Leclaire : j’aimerai si j’en ai l’opportunité mais aucun projet dans ce sens pour le moment.
Je ne suis pas sûre d’avoir d’assez belles scènes pour chercher à organiser une expo.

