Accepter de rentrer bredouille. Murielle Dupuy

Murielle Dupuy photographie depuis l’adolescence — elle était la photographe de la famille et développait son noir et blanc au laboratoire — mais c’est depuis une dizaine d’années qu’elle sort marcher au hasard. Autodidacte, elle s’est formée au fil des workshops, avec Valérie Six, Éric Forey et, récemment, Pascal Andréani. Elle travaille au Fuji XT-30 III, avec un 23 mm f/2.8 ou un Sigma 15-80 mm f/2.8, un boîtier qu’elle peut avoir toujours sur elle parce qu’il est petit et discret. Ce qu’elle cherche : les reflets, les ombres, les points de couleur et les situations qui font sourire.

On pose les questions à Murielle…

Murielle Dupuy raconte qu’elle a découvert la photographie de rue dans les pages de « Réponses photo », devant des images de Raymond Depardon : les rues y étaient vides, et c’est en voulant photographier comme lui que les passants sont apparus dans son cadre. Un livre d’Harry Gruyaert, « Lumières blanches », feuilleté en bibliothèque, a fait le reste — un choc visuel, dit-elle, l’impression d’être chez elle. Depuis, elle cite volontiers Saul Leiter, Joel Meyerowitz, William Klein ou Diane Arbus, et avoue être accro aux livres de photographie.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?

Murielle Dupuy : J’ai découvert la photo de rue grâce notamment au magazine « Réponses photo » qui avait publié quelques photos de Raymond Depardon, les rues étaient vides mais j’ai réalisé qu’elles pouvaient être souvent intéressantes et évidemment lorsque j’ai voulu shooter comme lui, des passant sont apparus et là l’œil a frisé..

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?

Murielle Dupuy : Je pratique depuis l’adolescence je suis la photographede famille, j’ai développé le noir et blanc au labo il y a quelques années mais c’est depuis une dizaine d’années que je sors me balader au hasard.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?

Murielle Dupuy : Je suis autodidacte mais j’ai participé à plusieurs Workshop avec Valérie Six, Éric Forey et récemment Pascal Andréani de SPF et je pense en faire d’autres car c’est un excellent moyen de progresser.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?

Murielle Dupuy : J’utilise un fuji XT 30 III avec soit le 23mm f 2 8 soit le Sigma 15-80mm f2,8 il m’arrive aussi d’utiliser mon Nikon Z6 II et mon 23 mm.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?

Murielle Dupuy : Mon fuji sans hésitation car je peux l’avoir toujours avec moi il est petit, discret et j’aime beaucoup les couleurs.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?

Murielle Dupuy : C’est difficile à définir je suis attirée par les reflets les ombres les points de couleurs les situations humoristiques.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?

Murielle Dupuy : Et ouvrant, en bibliothèque, un Livre d’Harry Gruyaert « lumieres blanches » j’ai eu un choc visuel j’étais « chez moi »je me le suis procuré par la suite ainsi que d’autres ouvrages de Saul Leiter, Jean Christophe Bechet, Joel Meyerowitz, Depardon,William Klein, Eggleston, Cartier Besson bien sûr et d’autres comme Diane Arbus, George Byrne Marin Parr…etc.. J’avoue être accros au livres photos..

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?

Murielle Dupuy : La photo de la nonne a été prise en me retournant par hasard à Venise je n’ai pas vu le pigeon juste la robe blanche et le mur de brique, ce fut une belle surprise car je trouve l’image poétique alors qu’elle n’était au départ qu’une scène plutôt graphique.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?

Murielle Dupuy : Évidemment le défi c’est de pouvoir prendre des passants de face discrètement.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?

Murielle Dupuy : En participant à un workshop récemment j’ai attendu très longtemps sur un pont au-dessus d’un train avec une lumière rasante qu’un passant passe, le chef de gare était en blanc bien dans le rayon lumineux et j’attendais que qu’ une silhouette se dessine et là par miracle au loin quelqu’un à leveré le bras comme s’il interpellait le chef de gare merci à lui. C’est une histoire assez simple j’en convient..mais qui m’a donné le sourire…

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?

Murielle Dupuy : Je respecte au mieux j’évite les situations délicates, et je demande lorsque c’est nécessaire l’accord des personnes.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?

Murielle Dupuy : Non car je shoote en prenant soin de ne pas être vu le plus souvent possible.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?

Murielle Dupuy : Évidemment de bonnes chaussures et rester toujours à l’affût chercher la lumière la couleur les attitudes l’humour et accepter de rentrer bredouille.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?

Murielle Dupuy : Participer à des workshop, des stages, des expos, acheter ou emprunter des livres de grands photographes de rue ou pas.

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?

Murielle Dupuy : J’ai plusieurs séries inachevées que j’aimerais finir et montrer et exposer un jour.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?

Murielle Dupuy : Venir sur Paris voir entre autres l’expo de William Klein en janvier 2027 au jeu de paume.

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