Témoins de l’époque : Michel Mialon

Michel Mialon, résidant à Montlhéry, immortalise depuis son adolescence la magie du quotidien à travers son objectif. D’abord autodidacte, puis formé avec un BEP et un BAC pro photo, il a évolué du monde de l’argentique à celui du numérique, toujours fidèle à son amour pour la photographie de rue. Inspiré par des icônes comme Vivian Maier et Henri Cartier-Bresson, il excelle dans l’art de révéler l’extraordinaire caché dans l’ordinaire. À travers ses clichés, il capte des instants fugaces, témoins de notre époque, avec une discrétion et une humanité qui reflètent sa vision artistique. SPF a eu le plaisir de s’entretenir avec lui pour en savoir plus sur son parcours et sa passion.

 

On pose les questions à Michel…

Dans cette interview, Michel Mialon artage avec nous son parcours photographique.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Michel Mialon : J’ai toujours aimé prendre les gens qui passent, et ce, depuis que je fais de la photo.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Michel Mialon : Je pratique donc la photographie de rue depuis mon adolescence, dans les années 80, par conséquent en argentique au début, puis, depuis l’avènement du numérique, avec des petits appareils compacts, parfaits pour cet exercice.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Michel Mialon : Jusque-là autodidacte, j’ai suivi une formation BEP photographe, puis un BAC pro photo grâce à mon CPF.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Michel Mialon : Essentiellement un petit RICOH GR2 que j’adore (il a remplacé avantageusement mon Fuji X20 et mon Fuji X100).

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Michel Mialon : Mon petit RICOH GR2 donc, pour sa maniabilité, sa qualité d’image, mais surtout sa discrétion !

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Michel Mialon : J’aime prendre le quotidien, avec la volonté d’apporter de l’extraordinaire à l’ordinaire.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Michel Mialon : Ma préférée est de loin Vivian Maier, autant pour ses photographies que pour sa vie atypique. Mais j’aime également beaucoup Henri Cartier-Bresson (une référence), Saul Leiter, Moriyama, Elliott Erwitt (je suis allé voir trois fois son expo au musée Maillol), et pour leurs couleurs, Martin Parr et Harry Gruyaert, mais j’en oublie plein d’autres !

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Michel Mialon : Peut-être celle-là ? En rentrant d’une balade photographique au Luxembourg, je regardais les gens dans le métro. Tous étaient tête baissée, à regarder leur portable. Et devant moi, il y avait ces trois « femmes » (peut-être « les trois grâces »), têtes hautes, regards dans trois directions différentes… J’ai pris mon petit Fuji X20 et j’ai déclenché. La femme avec le sac m’a vu… mais n’a rien dit !

Cette photo a été sélectionnée et primée pour la catégorie « Street Photography » du concours Photo magazine.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Michel Mialon : Saisir des instants qui ne reviendront plus !

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Michel Mialon : C’est LA question qui se pose lorsque nous pratiquons ce style de photographie. À mon sens, nous sommes les témoins de notre époque, et cela implique de saisir ce qui vient de façon naturelle, sans préparation, avec une spontanéité indispensable, au risque de prendre en photo des gens qui ne le souhaitent pas. J’essaye cependant que ces photos ne soient ni offensantes, ni humiliantes, et dans la mesure du possible anonymes.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Michel Mialon : Oser déclencher !

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Michel Mialon : Partager avec d’autres, aller voir des expos (Paris est une ville merveilleuse pour cela !) et pratiquer !

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Michel Mialon : Je voyage relativement beaucoup, et chaque voyage est pour moi l’occasion de pratiquer la street photography.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Michel Mialon : Je participe à une exposition à Orly pour les personnels de l’aéroport. J’ai aussi un projet pluridisciplinaire sur « la mémoire courte », mêlant photographie, scénographie, musique et théâtre. Ce projet devrait voir le jour en juillet 2025.

SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Michel Mialon : Suite à la visite de votre page Instagram, j’ai commandé une de vos publications et je me suis abonné.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Michel Mialon : L’échange est (dans tous les domaines) indispensable et source de création. Appartenir à cette communauté, c’est développer son sens artistique en enrichissant son regard.

 

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