SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Nathalie Millet : J’ai découvert la Photographie de rue principalement sur les réseaux sociaux.
SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Nathalie Millet : Je la pratique réellement et assidûment depuis quelques mois seulement.
SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Nathalie Millet : Je suis autodidacte. Je suis des conseils de photographes avec qui je converse. Je suis des tutos sur la toile. Je vais aux expositions. Je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Je pratique presque tous les jours depuis quelques mois en variant les environnements et les horaires de shooting.
SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Nathalie Millet : J’utilise ce que j’ai pour le moment et qui me sert pas uniquement pour la Photo de Rue, c’est-à-dire un Nikon D3300 avec un objectif 18-105mm et un fixe de 35mm.
SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Nathalie Millet : Pour le moment j’utilise le peu de matériel que je possède. C’est-à-dire surtout mon objectif 18-105mm mais aussi parfois mon objectif fixe 35mm. Mon 18-105 mm me permet d’être plus à l’aise et d’être un peu à l’écart. L’inconvénient, c’est le poids et l’encombrement ; c’est certain. Donc je compte peut-être investir prochainement dans un fixe 50 mm. Je pourrai approcher un peu plus mon sujet.
SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Nathalie Millet : J’adore l’inattendu, la surprise, la spontanéité. Je fonctionne à l’instinct, ne cherchant pas une ambiance ou un type de sujet particulier. Si je suis en ville, je choisis un quartier et je peux flâner des heures entières. J’ai l’œil partout. J’ai une affection pour les scènes ou sujets amusants, décalés. L’originalité. La solitude aussi. Avec un attrait particulier pour les lignes. Sur mes photos il y a en règle générale peu de sujets. J’affectionne plus la couleur. Numérique. Pas de téléphone.
SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Nathalie Millet : Depardon, Corneloup, Eggleston pour ses couleurs, Kalel koven…et bien d’autres.
SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Nathalie Millet : Elles ont toutes quelque chose de singulier; une émotion, un impact. Difficile d’en choisir une.
SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Nathalie Millet : L’approche de l’Autre. Pas toujours évident. Contre ma nature. Mais je suis aussi capable d’oser des trucs dingues parfois dans la vie courante. Donc cela m’aide quand même un peu pour la Photographie de rue.
SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Nathalie Millet : Pas particulièrement.
SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Nathalie Millet : J’y suis très sensible. Étant plutôt timide et n’aimant pas que l’on entre dans mon ‘espace’, je respecte ‘l’espace’ de l’autre. Le Respect est mon maître mot. Je prends majoritairement mes sujets de profil ou bien de dos. Si je souhaite prendre un sujet de face, je dois lui demander. Mais alors il n’y a plus cette spontanéité que j’aime tant … Le consentement est un vrai sujet pour moi. Même si la rue est un espace public.
SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Nathalie Millet : Oui. Dans Paris. Je prenais à la volée une photo à une dizaine de mètres avec plusieurs sujets plutôt de profil. L’un d’entre eux a commencé à m’interpeller. Il était en fait complètement saoul ; j’étais pas rassurée… Je suis vite partie et n’ai jamais partagé cette photo !
SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Nathalie Millet : Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience en Street Photo mais je dirais : descendre en bas de chez soi ou ailleurs, arpenter les rues, se laisser surprendre, observer les gens, ce qui nous entoure, être curieux et bienveillant; la rue est fascinante de détails. On peut shooter tous les jours dans le même quartier; les photos seront toujours différentes. Une rue ça vit, ça bouge, c’est une fascination de tous les jours. Se faire plaisir surtout.
SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Nathalie Millet : Il faut être curieux. Oser. Essayer encore et encore. Avoir l’œil partout. Être à l’affut. Un reflet du Soleil, une attitude, des couleurs, une lumière, un look… Ne surtout pas se limiter. Ne pas se soucier du regard des autres photographes sur son travail. Se libérer.
SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Nathalie Millet : Continuer à shooter car je n’ai pas encore de style bien défini. Mon objectif est de posséder plusieurs séries de photos de rue parisiennes ou d’ailleurs pour en faire quelque chose. Pouvoir vendre mes photos. Sur Streetphotographyfrance et ailleurs.
SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Nathalie Millet : Oui, faire une exposition locale; j’ai une opportunité près de chez moi dans un endroit public. Pas de publication prévue. Pour le moment.
SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Nathalie Millet : Sur Instagram.
SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Nathalie Millet : Pouvoir voir le travail d’autres passionnés, découvrir d’autres styles, d’autres histoires.
SPF : Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Nathalie Millet : Je n’en ai pas pour le moment. Mais si l’idée me vient je vous en ferai part!