Éric Meignen : La discrétion en image

Depuis plus de quarante ans, Éric Meignen arpente les rues, appareil photo en main, à la recherche de ces instants fugaces qui donnent vie à la photographie de rue. Autodidacte passionné, il a appris l’art de capturer la lumière et l’humanité dans les rues de Nantes, mais aussi bien au-delà. Inspiré par des maîtres tels qu’Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Brassaï, Éric Meignen s’est forgé une approche unique, mêlant humour, composition spontanée et observation attentive.

Dans cette interview, il partage son parcours, ses inspirations et ses réflexions sur les défis, l’éthique et la créativité en photographie de rue. De ses débuts avec un Canon AE1 programme à son matériel actuel, un Fujifilm X20 qu’il affectionne pour sa discrétion, Éric Meignen nous ouvre les portes de son univers, où chaque coin de rue peut devenir une scène et chaque passant, un acteur.

Découvrez l’histoire d’un photographe passionné, ses conseils pour les débutants et ses projets ambitieux pour l’avenir. À travers ses mots, c’est une vision riche et humaine de la photographie de rue qui se dessine.

On pose les questions à Axel…

Dans cette interview, Eric Meignen partage avec nous son parcours photographique.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Eric Meignen : Je pratique la photographie depuis une quarantaine d’années. Je m’imprimais un peu sur tous les sujets, dont la photo de rue.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Eric Meignen : J’ai débuté la photographie à mes 20 ans. La photo de rue faisait partie de mes activités en plus des autres sujets.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Eric Meignen : Je suis autodidacte. J’ai appris au club Photo du CCL de Bouguenais, banlieue de Nantes. J’y suis resté une vingtaine d’années.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Eric Meignen : Lorsque j’ai commencé, c’était à l’âge de l’argentique. J’avais un Canon AE1 programme, ensuite un numérique Nikon Z6, et maintenant j’utilise un Fujifilm X20. Je prends au 28, 35, 50.

SPF : Avez-vous un équipement préféré pour la photographie de rue, et pourquoi ?
Eric Meignen : Le Fujifilm X20, pour sa discrétion et sa légèreté.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Eric Meignen : Je ne pense pas avoir de style, parfois avec de l’humour, parfois une belle lumière, et j’attends l’action d’une personne. Mon style serait plutôt au tirage.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Eric Meignen : Henri Cartier-Bresson, Saul Leiter, Robert Doisneau, Koudelka, et surtout Brassaï avec ses photos de nuit.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Eric Meignen : J’en ai plusieurs, mais plus particulièrement celle du cycliste. Il y avait une façade d’un lycée à Nantes avec un ciel couvert et une belle lumière. J’attendais un personnage au premier plan, mais la rue était calme. Soudain, à un moment où je ne m’y attendais pas, un homme à vélo est passé si vite que je l’ai raté. Voyant que la lumière allait changer, je décide de prendre la photo. L’œil au viseur, je déclenche, et au même moment, l’homme à vélo est repassé. C’était un moment inattendu.

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Eric Meignen : Je n’ai pas vraiment de défis. Qu’il pleuve, qu’il vente, il est possible de pratiquer la photographie de rue par tous les temps.

SPF : Pouvez-vous partager une expérience mémorable que vous avez vécue tout en faisant de la photographie de rue ?
Eric Meignen : C’était à Ménéham, dans le Finistère Nord. Un pêcheur revenait sur sa petite embarcation. Une fois sur le sable, je m’approche, je lui ai dit qu’il avait un très beau visage de marin et que j’avais très envie de faire un portrait. Il m’a répondu que c’était la première fois qu’une personne lui disait qu’il était beau.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Eric Meignen : Parfois, je demande, et si la personne refuse d’être prise, je n’insiste pas.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue, et comment les avez-vous gérées ?
Eric Meignen : Non, aucune actuellement.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Eric Meignen : Sortir, observer et savoir anticiper.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Eric Meignen : Voir des expositions, lire les livres photos, feuilleter des magazines de mode et autres.

SPF : Avez-vous des projets ou des objectifs futurs en photographie de rue que vous aimeriez partager ?
Eric Meignen : Oui, j’ai un projet pour une future expo. C’est en chantier ! J’ai proposé à un ami photographe de s’associer avec moi. Nous ne sommes qu’au début : l’année, la date et le lieu ne sont pas encore définis.

SPF : Prévoyez-vous de participer à des expositions ou des publications prochainement ?
Eric Meignen : Je fais partie d’un collectif de photographes qui se nomme FOTOSENSIA. Nous choisissons un thème que nous travaillons sur un an et demi, avec, au bout, une expo.

SPF : Comment avez-vous rejoint Street Photography France ?
Eric Meignen : En regardant des reportages sur YouTube.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Eric Meignen : La possibilité de rencontrer d’autres photographes passionnés et de pouvoir échanger.

SPF : Avez-vous des projets ou des idées pour renforcer la communauté de Street Photography France ?
Eric Meignen : Étant inscrit depuis peu, je n’y ai pas encore réfléchi.

 

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