Discussion avec Pietro Robinne-Luraghi : La Photographie de Rue en Pratique

Découvrez l’univers de Pietro Robinne-Luraghi, un talentueux photographe de rue autodidacte, membre de Street Photography France. Dans cette interview, Pietro partage son parcours, ses inspirations et ses défis. Il nous parle de son équipement, de son style unique et des rencontres marquantes qui jalonnent sa pratique de la photographie de rue.

On pose les questions à Pietro…

Dans cette interview, Pietro Robinne-Luraghi partage avec nous son parcours photographique.

SPF : Comment avez-vous découvert la photographie de rue ?
Pietro Robinne-Luraghi : J’ai découvert la photographie de rue par le biais de livres photo qui étaient dans la bibliothèque de mes grands-parents. J’ai tout de suite été attiré par ces visages, ces expressions capturées par les photographes.

SPF : Depuis combien de temps pratiquez-vous la photographie de rue ?
Pietro Robinne-Luraghi : Je dirais depuis un an, mais si on pense la photographie par l’œil et non par l’appareil, depuis enfant je parcours les rues, les visages, les mouvements.

SPF : Avez-vous suivi une formation en photographie, ou êtes-vous autodidacte ?
Pietro Robinne-Luraghi : Je suis autodidacte.

SPF : Quel matériel utilisez-vous pour la photographie de rue (appareil photo, objectifs, accessoires, etc.) ?
Pietro Robinne-Luraghi : J’utilise un appareil numérique, le Nikon D3200 avec une focale fixe de 50mm pour m’obliger à me rapprocher de mon sujet. Léger et discret, il est très adapté aux longues marches dans les rues.

SPF : Comment définiriez-vous votre style en photographie de rue ?
Pietro Robinne-Luraghi : Je n’ai pas vraiment de style, je me laisse porter par mes envies, la musique que j’écoute et je crée à partir de mon état d’esprit.

SPF : Y a-t-il des photographes de rue qui vous inspirent ?
Pietro Robinne-Luraghi : Oui, principalement Harry Gruyaert.

SPF : Pouvez-vous partager une de vos photos de rue préférées et raconter son histoire ?
Pietro Robinne-Luraghi : Si je dois en choisir une, c’est bien celle-ci. C’était en plein mois de février sous le métro aérien. Une SDF était assise sur une bouche d’aération pour se réchauffer. La fumée qui émanait de cet endroit était frappée de plein fouet par le soleil, ce qui donnait cette atmosphère féerique à ce contexte très dur. Ce contraste m’a directement plu.

 

SPF : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en pratiquant la photographie de rue ?
Pietro Robinne-Luraghi : Je dirais que le plus dur c’est de réussir à prendre en photo les gens sans les utiliser, de réussir à ne pas les utiliser que comme des objets de composition mais comme des humains. Pour cela, il faut selon moi s’imaginer la vie de ces personnes.

SPF : Comment gérez-vous les questions d’éthique liées à la photographie de rue, en particulier en ce qui concerne la vie privée des sujets ?
Pietro Robinne-Luraghi : Je n’essaie pas d’être discret, je prends la photo et si la personne est mécontente, je lui parle et on s’arrange.

SPF : Avez-vous déjà eu des situations délicates en photographie de rue et comment les avez-vous gérées ?
Pietro Robinne-Luraghi : Oui, une fois quelqu’un d’un peu agressif m’a demandé de supprimer une photo. J’ai été calme et souriant et la situation s’est tout de suite réglée.

SPF : Quels conseils donneriez-vous aux débutants qui souhaitent se lancer dans la photographie de rue ?
Pietro Robinne-Luraghi : Je dirais qu’il faut essayer plein de choses sans se poser de limites.

SPF : Avez-vous des recommandations pour développer sa créativité en photographie de rue ?
Pietro Robinne-Luraghi : Il faut se nourrir d’art, pas seulement de photo, mais aussi de dessin, de livres, de musique.

SPF : Quels avantages trouvez-vous dans l’appartenance à cette communauté ?
Pietro Robinne-Luraghi : Pour moi, le plus important c’est d’être entouré par d’autres artistes talentueux avec lesquels on peut échanger. C’est ce qui m’a convaincu de rejoindre SPF.

 

En savoir plus sur Street Photography France

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture